Publié le 17 décembre 2025 06:47:00. L’ancien président américain Donald Trump a annoncé son intention de bloquer les pétroliers vénézuéliens, intensifiant la pression sur le régime de Nicolás Maduro et justifiant cette mesure par des accusations de terrorisme et de trafic de drogue. Cette annonce intervient dans un contexte de tensions croissantes et de déploiement militaire américain dans la région.
- Donald Trump menace de bloquer les pétroliers vénézuéliens et accuse le régime de Maduro de financer le terrorisme.
- Washington a renforcé sa présence militaire au large des côtes vénézuéliennes, suscitant des réactions indignées de Caracas.
- Trump évoque des opérations militaires potentielles sur le sol vénézuélien, tout en minimisant le risque d’une intervention directe.
L’ancien président américain Donald Trump a annoncé mardi soir qu’il ordonnerait le blocus de tout pétrolier en provenance du Venezuela, qu’il qualifie de « pétroliers sanctionnés ». Cette décision s’accompagne d’une forte présence militaire américaine au large des côtes vénézuéliennes, un déploiement que Trump décrit comme sans précédent dans l’histoire de l’Amérique du Sud.
Le gouvernement de Nicolás Maduro a immédiatement dénoncé cette mesure, la qualifiant d’« absolument irrationnelle » et d’une violation du libre-échange et de la liberté de navigation. La tension entre Washington et Caracas s’est considérablement accrue ces derniers temps, avec des avertissements récents concernant de possibles opérations militaires contre des trafiquants de drogue dans les Caraïbes et la saisie de pétrole vénézuélien par les forces américaines.
Sur son réseau social Truth Social, Trump a affirmé que le Venezuela était « complètement encerclé par la plus grande marine jamais constituée dans l’histoire de l’Amérique du Sud ». Il a ajouté :
« Cela ne fera que croître et le choc pour eux sera comme ils n’en ont jamais vu auparavant, jusqu’à ce qu’ils rendent aux États-Unis tout le pétrole, les terres et autres biens qu’ils nous ont volés. »
L’ancien président accuse le régime vénézuélien d’utiliser les revenus du pétrole provenant de champs qu’il juge volés pour financer des activités illégales, notamment le narcoterrorisme, le trafic d’êtres humains, les meurtres et les enlèvements. Il a même désigné le régime vénézuélien comme une « organisation terroriste étrangère ».
Trump a également profité de cette occasion pour critiquer la politique de l’administration Biden, qu’il juge « faible et incompétente », et a affirmé que les « immigrants illégaux et criminels » venant du Venezuela étaient expulsés des États-Unis.
Il a déclaré :
« Les États-Unis ne permettront pas aux criminels, aux terroristes ou à d’autres pays de voler, de menacer ou de nuire à notre nation. »
Il a insisté sur la nécessité de récupérer les actifs vénézuéliens, affirmant qu’ils « doivent tous être restitués immédiatement aux États-Unis ».
Le week-end dernier, Trump avait déjà lancé de nouvelles menaces après avoir été informé de deux incursions présumées d’avions de combat F-18 américains dans l’espace aérien vénézuélien, suite à un premier survol de 40 minutes mardi par deux appareils basés sur le porte-avions Gerald R. Ford.
Il avait également évoqué la possibilité d’opérations militaires sur le sol vénézuélien, tout en minimisant le risque d’une intervention directe :
« Et maintenant, nous commençons sur terre. Et sur terre, c’est beaucoup plus facile. Et cela va commencer à se produire. »
Il a ensuite nuancé ses propos en précisant que ces opérations n’auraient « aucune raison de se produire nécessairement au Venezuela ».
Trump se targue d’avoir réduit le trafic de drogue à des niveaux « jamais vus auparavant », affirmant que son administration a réussi à réduire de 96 % les arrivées de drogues par voie maritime. Il a même plaisanté sur le danger que représentait la zone pour les pêcheurs, en raison de la militarisation des Caraïbes.
Selon des informations non confirmées, des bombardements américains contre des navires dans les Caraïbes auraient déjà causé la mort de plus de 80 personnes. Ces opérations sont critiquées aux États-Unis et en Amérique latine, où elles sont qualifiées d’exécutions extrajudiciaires et où l’on s’interroge sur le statut de victimes, qui pourraient ne pas être des trafiquants de drogue.
Agences AP et Reuters
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