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Poutine affirme que les spéculations sur une guerre avec l’Occident sont une « hystérie » – deux semaines après avoir menacé l’Europe

Vladimir Poutine a balayé d'un revers de main les inquiétudes concernant un conflit direct avec l'Europe, dénonçant ce qu'il qualifie d'« hystérie » alimentée par l'Ukraine. Cette prise de position intervient deux semaines après des déclarations menaçantes du…

Poutine affirme que les spéculations sur une guerre avec l’Occident sont une « hystérie » – deux semaines après avoir menacé l’Europe

Vladimir Poutine a balayé d’un revers de main les inquiétudes concernant un conflit direct avec l’Europe, dénonçant ce qu’il qualifie d’« hystérie » alimentée par l’Ukraine. Cette prise de position intervient deux semaines après des déclarations menaçantes du président russe à l’égard de l’Occident, ravivant les tensions sur le continent.

S’exprimant lors d’une réunion annuelle avec le ministère de la Défense, Poutine a accusé les dirigeants européens d’être « endoctrinés par la crainte d’un conflit inévitable avec la Russie », tout en affirmant que la menace russe était « un mensonge, un non-sens, un pur non-sens ». Il a également critiqué les pays européens, les comparant à de « petits cochons » qui imitent la politique belliciste de l’administration américaine précédente, en particulier celle de Joe Biden.

Le chef du Kremlin a réaffirmé ses exigences pour un accord de paix en Ukraine, assurant que la Russie atteindrait ses objectifs, de préférence par la diplomatie, mais n’hésitant pas à recourir à la force si nécessaire pour « libérer ses terres historiques ». Il attend actuellement des nouvelles de Washington concernant les pourparlers américano-ukrainiens, tout en maintenant une position inflexible sur le statut des territoires ukrainiens.

Poutine a également mis en garde contre les conséquences d’une intervention militaire européenne directe, avertissant que tout soldat étranger impliqué dans un éventuel règlement d’après-guerre serait considéré comme une cible légitime. Il a déclaré que la Russie ne cherchait pas la confrontation, mais qu’elle était « prête dès maintenant » si l’Europe décidait d’entrer en guerre.

Ces déclarations interviennent alors que les services de renseignement occidentaux expriment une inquiétude croissante quant aux préparatifs russes pour un conflit plus large. Le chef des forces armées britanniques a estimé cette semaine que la Russie représentait une menace réelle pour le Royaume-Uni, tandis que le chef de l’OTAN, Mark Rutte, a averti que la Russie pourrait attaquer un État membre d’ici cinq ans. Un rapport des services de renseignement danois évalue également le risque d’une attaque russe contre un pays de l’OTAN dans les trois à cinq prochaines années. Les services de renseignement lettons ont quant à eux observé un développement des capacités de sabotage russes en Europe, en vue d’une « éventuelle confrontation militaire avec l’OTAN à long terme ».

Plus tôt ce mois-ci, Poutine avait déjà suscité l’inquiétude en déclarant que la Russie était « prête à se battre » contre l’OTAN, une menace réitérée à plusieurs reprises par des responsables russes depuis le début de la guerre en Ukraine.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.