La flambée des prix du pétrole s’accentue, alimentée par les ambitions du président Trump de reprendre le contrôle des ressources énergétiques et par des doutes sur l’abondance mondiale de l’or noir. Les États-Unis, désormais un acteur majeur de l’énergie, affichent des exportations records, mais les tensions géopolitiques, notamment autour du Venezuela, pèsent sur le marché.
Donald Trump a clairement exprimé son intention de récupérer ce qu’il considère comme des droits énergétiques spoliés. « Ils ont pris tous nos droits énergétiques. Ils ont pris tout notre pétrole et nous voulons le récupérer », a-t-il déclaré, faisant allusion aux actifs énergétiques américains saisis au Venezuela.
Cette situation renvoie aux nationalisations opérées en 2007 par Hugo Chávez dans la ceinture de l’Orénoque. Le président vénézuélien avait alors ordonné la prise de contrôle des projets pétroliers détenus par des entreprises américaines, entraînant la destruction de contrats, la confiscation de droits de production et des pertes considérables pour les investisseurs américains.
L’impact de ces décisions sur le secteur pétrolier mondial a été profond, marquant le début d’une crise économique et énergétique pour le Venezuela. La situation actuelle pourrait entraîner une nouvelle hausse des prix du carburant, en particulier du diesel, en raison de la rareté du pétrole lourd.
Les exportations de pétrole vénézuélien sont actuellement perturbées. PDVSA, la compagnie pétrolière publique, a brièvement repris le chargement de cargaisons après une cyberattaque, mais la plupart des exportations restent suspendues en raison de la menace d’un blocus américain ciblant les pétroliers sous sanctions. Les exportations ont chuté de plus de 900 000 barils par jour en novembre, après la saisie d’un navire sanctionné par les États-Unis. Les opérateurs hésitent à acheminer leur cargaison vers la Chine, de crainte de nouvelles saisies.
Parallèlement, les États-Unis continuent d’afficher une domination énergétique croissante. Les exportations de pétrole brut ont atteint des niveaux records, avec une semaine exceptionnelle en septembre 2023 où elles ont atteint 5,28 millions de barils par jour. En 2023, les exportations annuelles moyennes ont atteint 4,1 millions de barils par jour. Les exportations totales de produits pétroliers, y compris l’essence et les distillats, ont également battu des records en 2024 et sont restées élevées en 2025, atteignant plus de 13,6 millions de barils par jour en juillet.
Le gaz naturel liquéfié (GNL) connaît également une croissance spectaculaire. Les exportations de GNL ont atteint des sommets historiques en septembre 2025, avec une augmentation de 24,5 % par rapport à l’année précédente, atteignant 15,1 milliards de pieds cubes par jour. Les exportations par pipeline vers le Mexique ont également atteint un record mensuel de 7,5 milliards de pieds cubes par jour en mai. L’Union européenne prévoit une augmentation continue des exportations de GNL, atteignant environ 15 milliards de pieds cubes par jour en 2025.
Enfin, des perturbations géopolitiques supplémentaires affectent le marché. L’Ukraine aurait frappé une plateforme de forage offshore appartenant à Lukoil dans la mer Caspienne russe, entraînant l’arrêt de la production.
Une tempête de grande ampleur se déplace actuellement du nord-ouest du Pacifique vers les plaines du nord et les Rocheuses, avec des vents pouvant atteindre 70 à 90 km/h et de fortes pluies. Des conditions de conduite et de transport aérien difficiles sont attendues dans le Montana, l’Idaho, le Wyoming et les Dakotas, avant que la tempête n’atteigne le Midwest jeudi et la côte Est vendredi.