Les banques centrales mondiales affichent des approches divergentes face à l’inflation, tandis que le dollar américain se renforce, freinant la progression de l’or. Ces décisions contrastées, prises à travers le globe, soulignent la complexité de la situation économique actuelle.
La Banque du Japon a surpris en relevant son taux directeur à 0,75 %, une décision anticipée par les analystes de Bloomberg. Suite à cette annonce, le yen a subi une forte pression à la vente. Le Conseil des gouverneurs n’a toutefois pas indiqué qu’il comptait poursuivre ce cycle de resserrement monétaire.
Parallèlement, la Banque d’Angleterre a abaissé ses taux d’intérêt, à l’instar du Mexique. La Banque centrale européenne (BCE) a, quant à elle, maintenu une pause dans sa politique monétaire, signalant une position confortable. Christine Lagarde n’a pas encouragé les partisans d’une nouvelle hausse des taux de dépôt, réaffirmant la stratégie actuelle de la BCE.
Les prévisions de la BCE pour la zone euro ont été revues à la hausse, anticipant une croissance de 1,4 % en 2025 et de 1,2 % en 2026. La banque centrale s’attend à ce que l’inflation reste inférieure à son objectif jusqu’en 2028.
Aux États-Unis, le ralentissement de l’inflation sous-jacente à 2,6 % en novembre (le niveau le plus bas depuis début 2021) n’a pas eu l’impact escompté sur les marchés. Les investisseurs restent méfiants quant à la fiabilité des données sur l’indice des prix à la consommation, ce qui a contribué au renforcement du dollar américain.
Cette robustesse du dollar a pesé sur le cours de l’or, qui, bien qu’ayant atteint un sommet local, n’a pas réussi à franchir un nouveau record. Selon les analystes de Goldman Sachs, la demande soutenue des banques centrales pour l’or et les baisses de taux de la Réserve fédérale américaine devraient continuer à soutenir le métal précieux.
La Banque d’Angleterre a abaissé son taux de référence à 3,75 % par cinq voix contre quatre, tout en mettant en garde contre une marge de manœuvre limitée pour de nouvelles baisses de taux en 2026. Cette décision a initialement renforcé la livre sterling, mais une réévaluation des données d’inflation américaines a ensuite freiné son élan. Le marché à terme a réduit ses anticipations de baisses de taux à 25 points de base.
L’incapacité de l’euro à dépasser la résistance à 1,176 face au dollar américain a entraîné une vente massive de la monnaie unique européenne.
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