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Les obligations ont fortement rebondi au cours de la semaine et le risque pays a chuté de près de 9% après les modifications du régime de change.

Publié le 19 décembre 2025 à 18h46. Les marchés obligataires et actions ont clôturé la semaine sur une note positive, portés par des données d'inflation américaine encourageantes qui relancent les espoirs de baisses de taux d'intérêt par la…

Les obligations ont fortement rebondi au cours de la semaine et le risque pays a chuté de près de 9% après les modifications du régime de change.

Publié le 19 décembre 2025 à 18h46. Les marchés obligataires et actions ont clôturé la semaine sur une note positive, portés par des données d’inflation américaine encourageantes qui relancent les espoirs de baisses de taux d’intérêt par la Réserve fédérale.

  • Les obligations en dollars ont progressé de jusqu’à 4,1% sur la semaine, tandis que le risque pays a reculé de près de 9%.
  • Les titres souverains ont connu des baisses à Wall Street, notamment les obligations Mondial 2038 et 2041.
  • Malgré un repli vendredi, les obligations argentines en dollars affichent des gains généraux cette semaine.

Les investisseurs ont semblé prendre leurs bénéfices ce vendredi, mais la tendance générale de la semaine reste positive pour les obligations et les actions. L’optimisme est alimenté par la publication, la veille, de chiffres d’inflation aux États-Unis inférieurs aux prévisions, ce qui a ravivé les anticipations d’un assouplissement monétaire par la banque centrale américaine (Fed).

Les obligations en dollars ont enregistré une hausse allant jusqu’à 4,1% sur l’ensemble de la semaine. Dans ce contexte favorable, le risque pays a diminué de près de 9% sur une base hebdomadaire, se situant désormais au-dessus de 570 points de base.

À Wall Street, les titres souverains ont majoritairement terminé en territoire négatif. Les obligations Mondial 2038 et Mondial 2041 ont subi des baisses allant jusqu’à 0,4%, tandis que le nouveau Bonar 2029N (AN29) a reculé de 0,2%.

Malgré ce repli de vendredi, les obligations argentines en dollars ont globalement progressé cette semaine, avec des gains allant jusqu’à 4,1%, portés par les obligations Bonar 2041 et Mondial 2041 (+3,6%).

Le risque pays a augmenté d’environ 573 points de base, après avoir atteint son plus bas niveau depuis plus de sept ans et quatre mois mercredi matin, à 555 points de base. L’indicateur a chuté de 8,8% (55 unités) au cours de la semaine.

« C’était une semaine plutôt positive, le risque pays est à ses plus bas niveaux depuis 2018. C’est une excellente nouvelle. Tous ces résultats se sont produits après le placement de l’obligation 2029 qui, bien que locale, a été une bonne nouvelle pour le marché. De plus, les perspectives ont un peu changé avec la mise à jour des bandes basées sur l’inflation. Cette nouvelle a eu un impact direct et le marché a réagi de manière positive. »

Léon Svirski, commerçant à Bourse de Becerra

Parallèlement, les ADR (American Depositary Receipts) ont majoritairement affiché des pertes, avec une baisse allant jusqu’à 2,6% pour Macro Banque et Banque Supervielle, suivi de Télécom (-2,2%). À l’inverse, Édenor a progressé de 1,3% et Édenor de 0,7%.

Au niveau local, le S&P Merval a baissé de 0,8% à 3 139 466,650 points, tandis qu’en dollars, il a reculé de 1% à 2 017,90 points. Les actions ont majoritairement enregistré des pertes, en tête Banque Macro (-2,9%). En revanche, Banque d’actions a augmenté de 2%.

Des sources du marché indiquent que les actions bancaires font une pause ce vendredi après la forte progression de jeudi dernier, où elles ont grimpé de 11,3%.

La veille, les actions des entreprises argentines avaient enregistré des hausses allant jusqu’à 11,3% à New York, en raison d’un regain d’appétit pour le risque à l’échelle mondiale, après l’annonce de données d’inflation aux États-Unis inférieures aux attentes du marché, ce qui maintient en vie les perspectives de baisses de taux d’intérêt par la Réserve fédérale.

Ces hausses ont été déclenchées par la publication de chiffres indiquant que les prix à la consommation aux États-Unis ont augmenté moins que prévu jusqu’en novembre. Le Bureau of Labor Statistics du ministère du Travail n’a pas publié les variations mensuelles de l’IPC en raison d’une fermeture du gouvernement de 43 jours qui a empêché la collecte des données d’octobre.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.