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Meta montre une force relative alors que la technologie se vend et que la réglementation de l’IA devient favorable

Meta Platforms a fait preuve de résilience face à un vent défavorable sur le secteur technologique, porté par un décret présidentiel américain qui pourrait alléger la pression réglementaire sur l'intelligence artificielle (IA). L'action du groupe, qui avait connu…

Meta montre une force relative alors que la technologie se vend et que la réglementation de l’IA devient favorable

Meta Platforms a fait preuve de résilience face à un vent défavorable sur le secteur technologique, porté par un décret présidentiel américain qui pourrait alléger la pression réglementaire sur l’intelligence artificielle (IA). L’action du groupe, qui avait connu une forte progression au début de l’année, a limité ses pertes malgré un contexte globalement négatif pour les valeurs technologiques.

Alors que les derniers mois de 2025 n’ont pas tenu les promesses initiales des investisseurs, l’action Meta a progressé de 14 % depuis le début de l’année (au 18 décembre), après avoir culminé à +28 % avant l’automne. Cette performance est d’autant plus notable que le secteur technologique a subi une vente massive d’actions, notamment après la publication des résultats de Meta et d’Oracle. Depuis la clôture du marché du 10 décembre, l’action Meta a même gagné environ 2 %, contre une baisse de 4,3 % pour le fonds Technology Select Sector SPDR, un indicateur de référence pour les actions technologiques du S&P 500.

Le revirement favorable pour Meta est en partie attribuable à une décision de l’administration Trump. Le 11 décembre, le président a signé un décret visant à établir un cadre national pour la réglementation de l’IA, cherchant à limiter l’application de lois jugées excessives et coûteuses par les États. Selon l’administration, la multiplication des réglementations étatiques – plus de 1 000 projets de loi ont été déposés, dont plus de 100 ont déjà été adoptés – crée un patchwork juridique confus et freine l’innovation.

« Nous avons actuellement plus de 1 000 projets de loi soumis aux législatures des États pour réglementer l’IA ; plus de 100 d’entre eux ont déjà été adoptés », a souligné David Sacks, le « tsar » de l’IA et de la cryptographie à la Maison Blanche. L’objectif est de maintenir et de renforcer la « domination mondiale des États-Unis sur l’IA », et à cette fin, le procureur général américain doit constituer un groupe de travail pour contester les lois étatiques jugées contraires à cette politique.

L’analyste Dan Ives, de Wedbush, a qualifié ce décret de « victoire majeure » pour les géants technologiques comme Meta, le considérant comme une « mesure nécessaire » pour limiter la progression de la Chine dans le domaine de l’IA.

Cependant, cette approche pourrait avoir des conséquences imprévues. Si elle vise à faciliter la vie des startups, qui peinent souvent à se conformer à des réglementations complexes, elle pourrait également réduire les obstacles pour les grandes entreprises, qui disposent des ressources financières nécessaires pour absorber les coûts de conformité. En d’autres termes, le décret pourrait atténuer l’avantage réglementaire dont bénéficient actuellement les grandes entreprises par rapport à leurs concurrents plus modestes.

L’efficacité du décret reste incertaine, notamment en raison des questions de compétence juridique. Le gouverneur républicain de Floride, Ron DeSantis, a affirmé que seul le Congrès a le pouvoir d’empêcher les États d’adopter leurs propres lois. Cela pourrait entraîner des litiges prolongés.

Signé après la clôture du marché le 11 décembre, le décret a eu un impact immédiat limité sur l’action Meta, qui n’a reculé que de 1,3 % le lendemain, surperformant ainsi l’action Broadcom, qui a chuté de près de 3 %. Il est difficile de déterminer dans quelle mesure le décret a contribué à cette relative résistance, d’autant plus que la publication des résultats de Broadcom, en baisse de 11,4 %, a également influencé le marché. L’évolution de la situation dépendra en grande partie de la réaction du Congrès et de l’adoption éventuelle d’un cadre réglementaire national pour l’IA.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.