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Justice : Tribunal : Pas de « turbo naturalisation » après avoir changé la loi

Publié le 22 décembre 2025 à 23h05. Un tribunal administratif allemand a rejeté la demande de naturalisation rapide d'un citoyen polonais, estimant que les modifications législatives intervenues après le dépôt de sa requête ne lui confèrent pas de…

Justice : Tribunal : Pas de « turbo naturalisation » après avoir changé la loi

Publié le 22 décembre 2025 à 23h05. Un tribunal administratif allemand a rejeté la demande de naturalisation rapide d’un citoyen polonais, estimant que les modifications législatives intervenues après le dépôt de sa requête ne lui confèrent pas de droit à une procédure accélérée.

  • Un citoyen polonais résidant à Trèves avait sollicité la naturalisation en avril 2025, alors que la loi prévoyait une procédure accélérée pour les personnes particulièrement bien intégrées après trois ans de résidence.
  • Le Bundestag a modifié la loi en octobre 2025, supprimant ce dispositif de « turbo naturalisation ».
  • Le tribunal a jugé que la situation juridique au moment de l’audience était déterminante, et que le demandeur aurait dû anticiper le changement législatif.

Le tribunal administratif de Trèves a rendu son verdict début décembre 2025, confirmant que le demandeur ne pouvait prétendre à la procédure de naturalisation accélérée, communément appelée « turbo naturalisation ». L’homme avait déposé sa demande en avril 2025, une époque où la législation allemande permettait aux personnes jugées particulièrement bien intégrées d’obtenir la nationalité allemande après seulement trois ans de résidence.

Cependant, entre le dépôt de la demande et l’examen du dossier, le Parlement allemand (Bundestag) a aboli cette disposition. La nouvelle loi, entrée en vigueur en octobre 2025, a supprimé la possibilité d’une naturalisation accélérée. Le plaignant avait argué que sa demande devait être examinée à l’aune de la législation en vigueur au moment de son dépôt, invoquant le principe de la confiance légitime et l’interdiction de discrimination envers les citoyens de l’Union européenne. Les juges n’ont pas suivi cet argument.

Selon le tribunal, c’est la situation juridique au moment de l’audience qui devait prévaloir. De plus, le demandeur aurait dû prévoir le changement de loi lors du dépôt de sa requête. Il n’existe donc aucune base légale pour une « turbo naturalisation ». Le tribunal a rejeté la demande, laissant au demandeur un délai d’un mois pour faire appel de la décision.

dpa

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.