Le premier lancement commercial d’une fusée depuis le centre spatial brésilien d’Alcantara s’est soldé par un échec lundi soir, quelques minutes seulement après le décollage. L’entreprise sud-coréenne Innospace, qui ambitionnait de marquer une étape importante pour le programme spatial brésilien, n’a fourni que peu d’informations sur les causes de l’incident.
La fusée HANBIT-Nano a décollé à 22h13, heure locale (01h13 GMT), après avoir déjà subi deux reports. Selon l’armée de l’air brésilienne, le véhicule a initialement suivi une trajectoire verticale normale, mais une anomalie a rapidement provoqué sa chute au sol. Des équipes de secours et des enquêteurs ont été dépêchées sur le site de l’impact pour analyser les débris.
Le lancement avait été initialement prévu pour le 16 décembre, puis reporté mercredi en raison d’un problème détecté sur un composant du système d’alimentation en carburant du premier étage. Un nouveau report de quelques heures avait été annoncé vendredi en raison de conditions météorologiques défavorables. Innospace avait alors indiqué avoir remplacé la pièce défectueuse directement sur la rampe de lancement.
La fusée transportait huit charges utiles, dont cinq petits satellites, pour des clients dont l’identité n’a pas été divulguée. L’armée de l’air et l’agence spatiale brésilienne avaient apporté un soutien opérationnel à la mission.
En réaction à cet échec, les actions d’Innospace ont chuté d’environ 24 % à la Bourse de Corée du Sud, enregistrant leur plus forte baisse intrajournalière depuis août. À ce stade, l’entreprise n’a pas publié de communiqué officiel expliquant les raisons du crash.
Innospace avait déjà effectué un vol d’essai, le HANBIT-TLV, depuis Alcantara en mars 2023, afin de tester les performances de son moteur-fusée hybride de 150 kN.