Publié le 24 septembre 2023. L’administration Trump intensifie la pression sur le régime vénézuélien de Nicolás Maduro en imposant un blocus naval et en ciblant ses revenus pétroliers, une stratégie décrite par l’entourage du président américain comme une approche sans limites.
- Les États-Unis ont déployé un important dispositif naval dans les Caraïbes, mené par le porte-avions USS Gerald Ford.
- Un blocus total des exportations et importations de pétrole vénézuélien a été ordonné, visant à asphyxier financièrement le gouvernement de Maduro.
- L’administration américaine a sanctionné 18 pétroliers vénézuéliens et surveille de près les navires tentant de contourner le blocus.
Washington durcit considérablement son offensive contre le régime de Nicolás Maduro, dans une tentative de le déstabiliser et de le forcer à quitter le pouvoir. La stratégie, selon des sources proches de la présidence américaine, repose sur une pression maximale, allant jusqu’à l’extrême, pour contraindre le gouvernement chaviste à négocier.
Susie Wiles, chef de cabinet de Donald Trump, a dressé un portrait frappant du président américain, déclarant :
« Donald Trump a la personnalité d’un alcoolique, sans en être un. Il agit avec la conviction qu’il n’y a rien qu’il ne puisse faire. Rien, zéro, rien. »
Susie Wiles, chef de cabinet du président américain
Le président Trump a lui-même confirmé cette analyse :
« Vous voyez, je ne bois pas. Tout le monde le sait ; mais j’ai souvent dit que si je le faisais, j’aurais de fortes chances de devenir alcoolique. Je l’ai dit à plusieurs reprises sur moi-même, oui. »
Donald Trump, président des États-Unis
Le cœur de l’économie vénézuélienne, largement dépendante de ses revenus pétroliers, est désormais directement menacé. Le blocus imposé par les États-Unis vise à couper le gouvernement de Maduro de sa principale source de financement. Selon le politologue vénézuélien José Vicente Carrasquero :
« L’effet direct est le manque absolu de liquidités. S’ils ne peuvent pas vendre du pétrole, ils n’ont aucun revenu, et cela frappe instantanément les finances du pouvoir. »
José Vicente Carrasquero, politologue vénézuélien
La Chine, principal acheteur de pétrole vénézuélien, consomme entre 400 000 et 740 000 barils par jour, représentant 80 % des exportations totales de pétrole du Venezuela. Parallèlement, l’administration Trump a identifié et sanctionné 18 pétroliers vénézuéliens, les soumettant à une surveillance étroite lorsqu’ils naviguent en eaux internationales. Des opérations audacieuses, rappelant des scènes de films, ont déjà eu lieu, avec des commandos marins montant à bord de ces navires par hélicoptère.
Le régime de Maduro tente de contourner le blocus grâce à une « flotte fantôme », composée de plus de trente pétroliers anciens et imposants. Ces navires utilisent des techniques de dissimulation sophistiquées, désactivant ou manipulant leurs systèmes de suivi et d’identification pour échapper aux radars. Ils naviguent sous de fausses identités et des pavillons frauduleux, transportant parfois le pétrole vers des destinations obscures où il est transféré sur d’autres navires.
L’impact de ce blocus sur l’économie vénézuélienne est jugé sévère, et certains observateurs estiment que la chute de Maduro pourrait être imminente. De nouvelles informations sont attendues mardi prochain.
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