Publié le 23 décembre 2025 à 05h24. Face à une crise interne grandissante, le régime vénézuélien multiplie les accusations à l’encontre de la communauté internationale, notamment des États-Unis, tout en intensifiant la répression sur son territoire. Cette stratégie de déni coïncide avec une offensive diplomatique visant à influencer l’opinion publique mondiale.
- Le gouvernement vénézuélien accuse les sanctions internationales et les saisies de pétrole d’être à l’origine de la crise économique, rejetant toute responsabilité quant à la corruption et à la mauvaise gestion.
- Des représentants du régime tentent d’influencer l’ONU et d’autres organisations internationales avec des discours dénonçant le colonialisme et l’ingérence étrangère, malgré un silence assourdissant lors de leurs interventions.
- Le président argentin Javier Milei a dénoncé la « dictature atroce et inhumaine » de Nicolás Maduro, appelant à une pression militaire accrue des États-Unis et à une condamnation ferme du régime vénézuélien par le Mercosur.
Alors que la situation humanitaire et économique au Venezuela se détériore, le gouvernement de Nicolás Maduro redouble d’efforts pour se dédouaner de toute responsabilité. Claudio Fermín, figure discréditée du Conseil pour la souveraineté et la paix, a récemment affirmé que les difficultés du pays sont dues aux « saisies » de pétrole et à l’action des États-Unis, ignorant les preuves accablantes de corruption et de détournement de fonds par les mafias qui contrôlent l’industrie pétrolière.
Ces accusations interviennent alors que des navires transportant illégalement du pétrole vénézuélien sont régulièrement interceptés, en violation des réglementations internationales. Le régime justifie ces expéditions en dénonçant les sanctions imposées aux responsables de violations des droits de l’homme, affirmant qu’elles déstabilisent la région. Cependant, ces expéditions contribuent à alimenter des forces déstabilisatrices et à enrichir des intermédiaires corrompus.
Parallèlement, une intense campagne de désinformation est menée à l’échelle internationale. Des émissaires du régime multiplient les discours et les rencontres diplomatiques, tentant de manipuler l’opinion publique et de minimiser la gravité de la situation au Venezuela. Lors d’une intervention devant l’Assemblée générale des Nations Unies, à l’occasion de la Journée internationale contre le colonialisme, l’envoyé vénézuélien a prononcé un discours vide et répétitif devant une salle quasiment vide.
Ignorant les violations flagrantes des droits de l’homme commises par le régime, cet émissaire a défendu avec audace le droit international et la souveraineté nationale. Il n’a fait aucune mention des prisonniers politiques, des disparus, des exécutions extrajudiciaires, des tortures et des assassinats qui se produisent quotidiennement sous la direction de ses supérieurs. Une rhétorique similaire a été employée à Genève, où un représentant du régime a dénoncé « l’instrumentalisation » des organisations de défense des droits de l’homme et les « mesures coercitives criminelles unilatérales ».
Ces tentatives de manipulation ne trompent plus personne. La communauté internationale est consciente que le Venezuela, sous le contrôle de Maduro et dirigé depuis La Havane, viole les principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies et les normes régissant les relations internationales. Le pays est de plus en plus isolé, dominé par des puissances étrangères telles que Cuba, la Russie, la Chine et l’Iran, ainsi que par des partenaires occultes qui pillent ses richesses et soutiennent le terrorisme.
Le président argentin Javier Milei a récemment dénoncé avec force la situation au Venezuela, qualifiant la dictature de Nicolás Maduro d' »atroce et inhumaine » et appelant à une action concertée pour rétablir la démocratie. Il a également exhorté les pays du Mercosur à soutenir une pression militaire accrue des États-Unis contre le régime de Maduro et à condamner sans équivoque son usurpation du pouvoir.