Le festival Margazhiyil Makkal Isai, vitrine de la musique populaire et engagée, s’installe au collège Pachaiyappa du 26 au 28 décembre. Après cinq éditions qui ont bousculé les codes des scènes musicales traditionnelles, l’événement s’attend à accueillir un public encore plus nombreux grâce à un nouveau lieu plus vaste.
L’événement, initié par le réalisateur Pa Ranjith et son centre culturel Neelam, a rapidement gagné en popularité, attirant plus de 12 000 spectateurs lors de la dernière journée en 2024. Cette année, le festival se déroulera sur le terrain du collège Pachaiyappa, un espace plus grand conçu pour répondre à la demande croissante et permettre des performances plus énergiques.
Selon Pa Ranjith, le succès du festival a eu un impact notable sur la reconnaissance de la musique populaire dans les médias. « Après que le festival ait révélé le talent et l’influence de ces artistes sur le public, les chaînes de télévision n’ont pas eu d’autre choix que de mettre en avant cette musique et ses interprètes talentueux », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse le 23 décembre. « Les chaînes bénéficient également d’une portée beaucoup plus large lorsque ces types de performances ont lieu sur scène. Beaucoup de gens suivent leur parcours en ligne et à la télévision. »
Vasugi Bhaskar, rédacteur en chef des publications Neelam et l’un des organisateurs de l’événement, a souligné que cette visibilité télévisée s’est traduite par une affluence massive aux concerts. « Il y a eu une tentative active de mettre en avant différents types d’artistes », a-t-il ajouté. « L’année dernière, des artistes malayalams qui chantaient dans leur langue maternelle ont trouvé un écho profond auprès du public, même si nous n’étions pas familiers avec la langue. Cette année, nous accueillons des artistes marathis. Des artistes de rap, du Tamil Nadu et d’ailleurs, sont également prêts à participer. »
Le festival se veut un espace de protestation et d’expression pour les communautés marginalisées. « C’est une forme de musique de protestation. C’est la musique des Noirs qui ont été victimes de racisme dans le monde entier. Les populations marginalisées se sont donc tournées vers cette forme d’art », a précisé Vasugi Bhaskar. Il a conclu en affirmant que l’édition 2025 promet d’être un moment de « joie éclatante et de célébration tout au long du week-end. »
Au programme : des groupes tels que Viduthali Kural Kalaikuzhu, Wild Wild Women, Dhamma The Band et Dabba Beats, ainsi que des artistes solo comme Paal Dabba, Gana Poomani, Sithan Jeyamoorthy et Anthakudi Ilayaraja. L’événement, qui débutera à 14h00, est gratuit, mais une inscription préalable est obligatoire sur kynhood.com.
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