Après 17 ans d’exil, Tarique Rahman, figure centrale de l’opposition bangladaise, est revenu au Bangladesh à quelques mois d’élections générales considérées comme cruciales pour l’avenir du pays. Son retour intervient dans un contexte politique tendu, marqué par l’éviction de l’ancienne Première ministre Sheikh Hasina.
Tarique Rahman, âgé de 60 ans, est le fils de l’ancienne Première ministre Khaleda Zia et le leader du Parti nationaliste du Bangladesh (PNB). Le PNB espère capitaliser sur le retour de Rahman pour reconquérir le pouvoir lors des élections prévues l’année prochaine. Si le PNB remporte le scrutin, Rahman est largement considéré comme le prochain Premier ministre.
L’ancien Premier ministre Sheikh Hasina, qui vivait en exil en Inde, a été condamnée à mort par contumace le mois dernier pour son rôle dans la répression de manifestations antigouvernementales. Selon des enquêteurs de l’ONU, ces troubles, menés en grande partie par des étudiants, auraient fait jusqu’à 1 500 morts. Hasina a fermement nié les accusations portées contre elle, qualifiant ces allégations de crimes contre l’humanité.
Rahman, qui résidait à Londres depuis 2008, a été l’objet de plusieurs enquêtes criminelles durant le mandat de Hasina. Cependant, il a été innocenté de toutes les accusations après la chute de son régime. À ce stade, il est peu probable que le parti de Hasina, la Ligue Awami, soit autorisé à participer aux élections, qui s’annoncent comme l’une des plus importantes de l’histoire du Bangladesh.