Publié le 25 décembre 2025 à 11h07. Londres se prépare à accueillir ses premiers robotaxis, des véhicules autonomes sans chauffeur, dès 2026, une initiative qui suscite à la fois enthousiasme et scepticisme parmi les habitants.
- Uber et Lyft, deux acteurs majeurs du transport en commun londonien, s’associent à la société chinoise Baidu pour déployer ces taxis autonomes.
- Les essais sur route sont prévus pour le printemps 2026, sous réserve de l’approbation des autorités de régulation des transports.
- Plus de 60 % des Britanniques expriment des réserves quant à la sécurité et au confort de voyager dans un véhicule sans chauffeur.
L’arrivée imminente des robotaxis à Londres s’inscrit dans une tendance mondiale, après des déploiements réussis à San Francisco et dans d’autres villes. Uber et Lyft ont annoncé cette semaine un accord avec Baidu, la firme chinoise à l’origine d’Apollo Go, un service de robotaxis déjà opérationnel dans des dizaines de villes, principalement en Chine, et ayant effectué des millions de trajets sans intervention humaine.
L’objectif de ce partenariat est d’obtenir les autorisations nécessaires auprès des autorités londoniennes pour lancer une phase d’essai l’année prochaine, avant de proposer un service régulier de taxis “intelligents” capables de circuler sans chauffeur.
La secrétaire britannique aux Transports, Heidi Alexander, s’est dite confiante quant à ce projet :
« Cette annonce témoigne de la confiance que nous accordons aux projets de véhicules autonomes. Nous espérons que les essais pourront débuter au printemps 2026, afin de pouvoir utiliser cette nouvelle technologie de manière sûre et responsable. »
Cependant, l’adhésion du public reste incertaine. Un sondage réalisé sur YouTube en octobre dernier révèle qu’une majorité de Britanniques (plus de 60 %) se sentent mal à l’aise à l’idée de monter dans un taxi sans chauffeur, invoquant un manque de confiance dans la fiabilité de la technologie. Plus de 85 % des personnes interrogées préfèrent toujours un taxi avec un chauffeur humain, même si le prix et l’expérience proposée sont identiques.
Les incidents impliquant des véhicules autonomes, tels que des accidents, des blocages de passagers ou des perturbations de la circulation, ne manquent pas de nourrir ces inquiétudes. Récemment, l’opérateur Waymo a dû suspendre son service après que plusieurs de ses taxis ont cessé de fonctionner soudainement en raison d’une panne de courant. Le professeur Jack Stilgoe, spécialiste des technologies à l’University College de Londres, souligne les défis liés à la mise en œuvre d’un système de robotaxis à grande échelle :
« Il est une chose de réussir des tests en laboratoire, mais c’en est une autre de déployer un système de taxi autonome de masse dans une métropole comme Londres. »
Malgré ces obstacles, Uber et Lyft affirment être convaincus de pouvoir transposer leur modèle, déjà opérationnel à Atlanta, aux rues londoniennes. Ils insistent sur le fait que l’avenir du transport est indissociable de l’essor des véhicules autonomes :
« L’avenir, ce sont les voitures sans conducteur. »
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