Publié le 27 décembre 2023 14:55:00. Le télescope spatial James Webb continue de surprendre la communauté scientifique avec la découverte d’une exoplanète aux caractéristiques défiant les modèles théoriques actuels, remettant en question notre compréhension de la formation planétaire.
- Le télescope James Webb, fruit d’une collaboration internationale, a détecté une planète orbitant autour d’un pulsar, une étoile à neutrons ultra-dense.
- L’atmosphère de cette planète, baptisée PSRJ2322-2650b, est riche en hélium et en carbone moléculaire, une composition sans précédent parmi les exoplanètes connues.
- Cette découverte remet en question les théories sur la formation des planètes dans des environnements extrêmes et ouvre de nouvelles pistes de recherche.
La découverte de PSRJ2322-2650b, réalisée grâce au télescope spatial James Webb, marque une étape importante dans l’exploration de l’univers et la recherche de planètes potentiellement habitables. James Webb, un projet collaboratif de la NASA, de l’ESA (Agence spatiale européenne) et de la CSA (Agence spatiale canadienne), a été lancé le 25 décembre 2021 et orbite autour du Soleil à 1,5 million de kilomètres (932 000 miles) de la Terre, au point de Lagrange L2.
Contrairement à son prédécesseur, le télescope spatial Hubble, qui tourne autour de la Terre, James Webb observe l’univers depuis une position stable, permettant une analyse approfondie des phénomènes cosmiques, depuis les premiers instants du Big Bang jusqu’à la formation des systèmes solaires. Il est actuellement utilisé par des milliers d’astronomes à travers le monde.
L’exoplanète PSRJ2322-2650b, orbitant autour d’un pulsar milliseconde – le reste ultra-compact d’une étoile morte tournant des centaines de fois par seconde et émettant de puissants rayons – défie les attentes. Les pulsars sont généralement considérés comme des environnements hostiles à la formation planétaire, en raison des intenses radiations et des vents de particules qui désintégreraient toute atmosphère conventionnelle.
Pourtant, PSRJ2322-2650b, dont la masse est comparable à celle de Jupiter, a non seulement survécu, mais possède une atmosphère unique, riche en hélium et en carbone moléculaire (C2 et C3). Cette composition est inédite parmi les environ 6 000 exoplanètes recensées à ce jour. L’absence de vapeur d’eau, de méthane ou de dioxyde de carbone, des éléments courants dans les atmosphères planétaires, ajoute au mystère.
« La planète tourne autour d’une étoile complètement étrange : elle a la masse du Soleil, mais la taille d’une ville. »
Michael Zhang, chercheur principal à l’Université de Chicago
Les scientifiques sont perplexes face à cette découverte. L’étude, publiée dans The Astrophysical Journal Letters, souligne un problème fondamental pour les théories planétaires actuelles.
« C’est normal de ne pas tout savoir. J’ai hâte d’en apprendre davantage sur l’étrangeté de cette atmosphère. C’est génial d’avoir une énigme à résoudre. »
Roger Romani, co-auteur de l’étude, Université de Stanford
La NASA, tout comme la communauté scientifique internationale, est captivée par PSRJ2322-2650b, une planète qui, jusqu’à présent, semblait impossible. Cette découverte s’inscrit dans un contexte plus large d’exploration spatiale et de recherche de vie au-delà de la Terre, et alimente les réflexions sur les menaces potentielles liées à l’activité galactique. Système de défense planétaire.