Berne resserre le contrôle de ses frontières, notamment avec l’Italie, face à une augmentation de la criminalité transfrontalière et à la nécessité de mieux gérer les flux migratoires. Le gouvernement fédéral déploie 300 agents supplémentaires pour intensifier les vérifications.
Les autorités suisses vont renforcer les contrôles aux frontières, abandonnant ainsi une approche jusqu’alors relativement souple dans l’espace Schengen. Le Conseil national et le Conseil des États ont adopté des motions identiques demandant au Conseil fédéral d’intensifier les vérifications afin de retrouver et d’expulser systématiquement les personnes en situation irrégulière, et de lutter plus efficacement contre la criminalité qui traverse les frontières.
En réponse à ces demandes parlementaires, l’Office fédéral des douanes et de la protection des frontières (BAZG) va déployer 300 collaborateurs supplémentaires. Selon le gouvernement, cette mesure vise à assurer « une présence et une surveillance minimalement accrues dans les lieux pertinents pour la migration ». La priorité sera donnée à la frontière sud, c’est-à-dire aux points de passage avec l’Italie, principale voie d’entrée des migrants en Suisse.
Les autorités reconnaissent que ce renforcement des contrôles aura des conséquences sur le trafic frontalier, tant pour les touristes que pour les travailleurs transfrontaliers. « Le trafic transfrontalier de voyageurs et commercial, si important pour la Suisse, doit être maintenu dans la mesure du possible », ont-elles toutefois précisé. À ce stade, l’impact précis de ces mesures sur la fluidité des passages frontaliers reste à évaluer.
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