La province de Gyeongbuk se prépare à relever un double défi : réduire drastiquement ses émissions de gaz à effet de serre et s’adapter aux conséquences croissantes du changement climatique. Une nouvelle stratégie, dévoilée par l’Institut de recherche de Gyeongbuk, vise à faire de la région un modèle de transition écologique et industrielle.
Le rapport, intitulé « Stratégie de transition climatique et industrielle de Gyeongbuk dans l’ère NDC 2035 », publié le 29 novembre, détaille les responsabilités des autorités locales dans l’atteinte des nouveaux objectifs nationaux de réduction des émissions. Le Comité pour une croissance verte neutre en carbone a récemment confirmé un objectif de réduction de 53 à 61 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035, par rapport aux niveaux de 2018. Cela représente une augmentation significative par rapport à l’objectif précédent de 40 % pour 2030, et implique une transformation profonde des secteurs économiques régionaux.
Gyeongbuk est particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique. Au cours des dix dernières années, les dommages causés par les catastrophes naturelles y ont atteint en moyenne 101 milliards de wons (environ 75 millions d’euros) par an, représentant 25 % du total national. Les incendies de forêt à Uiseong et les inondations à Pohang, survenues cette année, illustrent l’urgence d’une approche globale combinant réduction des émissions et mesures d’adaptation.
La région dispose toutefois d’atouts considérables pour développer une industrie des technologies climatiques. La plateforme intégrée Pohang CCU, le cluster de circulation des ressources électroniques de Gumi, ainsi que les infrastructures liées au nucléaire et à l’hydrogène à Uljin et Yeongdeok, offrent un potentiel de compétitivité unique. Le rapport souligne cependant le manque d’une organisation dédiée à la politique climatique et une structure de gouvernance fragmentée comme des obstacles à ce développement.
En parallèle de la stratégie nationale K-GX (Transformation verte) prévue pour 2026, Gyeongbuk devrait se concentrer sur des domaines spécialisés tels que l’énergie éolienne offshore, le recyclage des batteries usagées, le développement d’un réseau hydrogène et l’agriculture intelligente. Il est également crucial de favoriser une transition énergétique adaptée aux spécificités de chaque région, en créant des pôles énergétiques respectueux de l’environnement.
Pour mettre en œuvre cette stratégie, le rapport préconise la mise en place d’une gouvernance climatique à l’échelle de Gyeongbuk, centralisant la planification, l’exécution et le suivi des performances au sein d’un réseau impliquant l’Institut de recherche de Gyeongbuk, le Centre de soutien à la neutralité carbone et le Techno Park. Un fonds de réponse climatique et un système budgétaire incitant à la réduction des émissions devraient également être créés. Enfin, il est essentiel que les projets spécifiques à Gyeongbuk soient intégrés à la stratégie nationale K-GX, grâce à une participation active à l’équipe interministérielle de promotion.
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