Publié le 29 décembre 2025 à 23h53. L’armée américaine a détruit un nouveau navire suspecté de trafic de drogue dans le Pacifique Est, entraînant la mort de deux personnes à bord. Cet incident, le dernier en date d’une opération controversée baptisée « Lance du Sud », soulève des questions quant à la légalité et à la transparence des actions américaines en eaux internationales.
Le Commandement Sud des États-Unis a annoncé lundi la destruction d’une embarcation impliquée, selon ses dires, dans le trafic de stupéfiants. L’opération, menée dans le Pacifique Est, a coûté la vie aux deux membres d’équipage présents à bord. Une vidéo de l’attaque a été diffusée sur le compte X du Commandement Sud, montrant l’élimination de deux individus qualifiés de « narcoterroristes » naviguant en eaux internationales.
Les forces armées américaines ont précisé que cette action avait été autorisée par le secrétaire à la guerre, Pete Hegseth. Cette annonce intervient alors que les États-Unis ont déjà détruit plus de 30 navires et tué plus d’une centaine de personnes dans le cadre d’opérations similaires, sans jamais divulguer l’identité des victimes ni la quantité de drogues transportées par les embarcations ciblées.
La campagne militaire américaine dans les eaux internationales, et plus particulièrement dans le Pacifique Est, est de plus en plus contestée. Une plainte a été déposée par une famille colombienne, représentée par l’avocat du président Gustavo Petro, qui affirme qu’un pêcheur a perdu la vie lors d’une opération similaire en septembre dernier.
Cet incident survient une semaine après que le président américain Donald Trump ait appelé le président vénézuélien Nicolás Maduro à quitter le pouvoir, tout en critiquant également Gustavo Petro, le qualifiant de « fauteur de troubles ».