Michał Kiciński, cofondateur du studio CD Projekt, a repris l’intégralité des parts de GOG, la plateforme de distribution de jeux vidéo en ligne sans DRM (gestion des droits numériques). Cette acquisition, finalisée le 29 décembre 2025, marque un retour aux sources pour Kiciński, déjà impliqué dans la création de GOG en 2008.
Bien que GOG ait toujours été lié à CD Projekt via sa filiale Sp. z o.o., cette opération permet à Michał Kiciński d’en devenir l’unique propriétaire. Il a cependant tenu à rassurer : la plateforme continuera de fonctionner de manière indépendante, en restant fidèle à sa philosophie de liberté pour les joueurs et les développeurs.
« Notre mission reste inchangée : faire vivre les jeux pour toujours », a déclaré l’entreprise.
Michał Kiciński a souligné l’importance de préserver les classiques du jeu vidéo, tout en continuant à proposer des titres innovants. « En tant que joueur passionné, je joue moi-même souvent à des jeux anciens et j’admire profondément la créativité qui les anime. Je crois sincèrement que les jeux bien conçus peuvent procurer autant de plaisir que les nouveautés. Dans un marché inondé de jeux indépendants de qualité médiocre, les jeux intemporels représentent souvent un choix sûr », a-t-il expliqué.
Il a également annoncé son implication personnelle dans le développement de jeux au style rétro, qui devraient être disponibles sur GOG dès 2026.
Michał Nowakowski, co-PDG de CD Projekt, a justifié cette décision par l’orientation actuelle du studio vers un ambitieux programme de développement et l’expansion de ses franchises. « GOG fonctionnait déjà de manière autonome depuis longtemps. Nous sommes convaincus que, grâce au soutien de Michał Kiciński, l’un de ses cofondateurs, son avenir sera riche en projets et en succès », a-t-il affirmé.
Un accord de distribution a été signé entre GOG et CD Projekt, garantissant la sortie de tous les futurs jeux de CD Projekt Red sur la plateforme. Cela inclut des titres comme The Witcher et Cyberpunk, tant les jeux existants que les prochaines sorties.
GOG s’est distingué par son engagement en faveur de la liberté des créateurs et de la préservation du patrimoine vidéoludique. La plateforme avait notamment pris position en faveur de Santa Ragione, en continuant à proposer à la vente son jeu d’horreur controversé, Horses, après sa suppression par Valve et Epic Games Store. GOG avait alors déclaré vouloir « donner aux joueurs la liberté de choisir à quoi ils jouent et [offrir] aux créateurs l’espace nécessaire pour partager leur travail artistique ».
Par ailleurs, GOG a lancé en novembre dernier un programme de préservation des jeux, visant à assurer leur compatibilité avec les systèmes modernes et futurs. L’entreprise a également rejoint la Fédération européenne des archives, des musées et des projets de préservation des jeux vidéo (EFGAMP), renforçant ainsi son engagement dans ce domaine.