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Marjorie Taylor Greene dit que Trump s’en est pris à elle à cause des survivants d’Epstein – Mother Jones

La relation entre la députée républicaine Marjorie Taylor Greene et l'ancien président Donald Trump s'est visiblement détériorée, selon les propres dires de l'élue. Des désaccords sur la défense des victimes de Jeffrey Epstein et une divergence de vues…

Marjorie Taylor Greene dit que Trump s’en est pris à elle à cause des survivants d’Epstein – Mother Jones

La relation entre la députée républicaine Marjorie Taylor Greene et l’ancien président Donald Trump s’est visiblement détériorée, selon les propres dires de l’élue. Des désaccords sur la défense des victimes de Jeffrey Epstein et une divergence de vues sur la manière de réagir face à des événements tragiques ont mis fin à leur alliance, révélant une fracture au sein du mouvement conservateur.

Les tensions sont apparues après que Greene a menacé de révéler les noms d’hommes impliqués dans les abus sexuels commis par le financier Jeffrey Epstein. Lors d’une réunion privée avec des survivantes en septembre, suivie d’une conférence de presse, elle a affirmé qu’elle était prête à divulguer ces informations. Trump l’aurait alors réprimandée, craignant que cela ne nuise à des « amis ».

« Les dossiers Epstein représentent tout ce qui ne va pas à Washington », a déclaré Greene à The New York Times Magazine, soulignant l’impunité dont a bénéficié Epstein pendant des années et les conséquences pour ses victimes. Elle a également annoncé en novembre son intention de ne pas briguer un nouveau mandat en janvier 2026, un an avant la fin de son mandat actuel.

Greene a raconté au New York Times qu’elle avait demandé à Trump d’inviter certaines des survivantes à la Maison Blanche, mais qu’il avait refusé, estimant qu’elles ne méritaient pas cet honneur. Elle s’est également opposée à la réaction de Trump suite au décès de Charlie Kirk, un militant conservateur. Elle a été choquée par ses propos lors de la cérémonie commémorative, où il avait déclaré : « Je déteste mon adversaire et je ne veux pas le meilleur pour lui », une attitude qu’elle a jugée contraire à ses convictions chrétiennes.

« Notre équipe a été entraînée par Donald Trump à ne jamais s’excuser et à ne jamais admettre qu’on a tort », a-t-elle confié, ajoutant que la stratégie consistait à « continuer simplement à frapper vos ennemis, quoi qu’il arrive ». Cette approche contrastait avec la réaction de nombreux autres membres de l’extrême droite, qui avaient blâmé la gauche pour la mort de Kirk, ce qui a engendré des divisions au sein du mouvement MAGA.

Greene affirme que Trump a contribué aux menaces de mort qu’elle a reçues, notamment en la qualifiant sur son réseau social Truth Social de « Marjorie ‘Traîtresse’ Greene ». Elle a déclaré avoir compris que sa loyauté envers Trump était « à sens unique » et ne durait que tant qu’elle était utile à ses intérêts.

Bien qu’elle affirme rester attachée aux politiques défendues par Trump, Greene a reconnu que leur collaboration était devenue impossible. Cette rupture soulève des questions sur l’avenir du Parti républicain et la possibilité d’une réhabilitation de Greene, qui a déjà tenté de se réconcilier avec l’ancien président. Elle a admis qu’elle ne critiquait Trump que lorsqu’elle était directement visée par ses attaques.

Greene, copropriétaire d’une entreprise de construction, souligne également que le paysage politique reste dominé par des élites, où les décisions sont prises par un cercle restreint de personnes influentes.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.