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Piazza Affari au sommet depuis 2000, Londres bat également des records. Les technologies poussent le Nasdaq

Publié le 2 janvier 2026 à 09h35. Les Bourses européennes ont entamé l'année 2026 sur une note optimiste, portées par la technologie, les banques et les matières premières, tandis que des indicateurs économiques confirment un ralentissement de l'activité…

Piazza Affari au sommet depuis 2000, Londres bat également des records. Les technologies poussent le Nasdaq

Publié le 2 janvier 2026 à 09h35. Les Bourses européennes ont entamé l’année 2026 sur une note optimiste, portées par la technologie, les banques et les matières premières, tandis que des indicateurs économiques confirment un ralentissement de l’activité manufacturière dans la zone euro.

  • Le MIB FTSE de Milan a franchi le seuil des 45 000 points, atteignant un niveau inédit depuis fin 2000.
  • Le FTSE 100 de Londres a également atteint un record historique, dépassant pour la première fois les 10 000 points.
  • L’indice PMI manufacturier de la zone euro a reculé en décembre, signalant une contraction de l’activité.

L’année 2026 débute sur une dynamique haussière pour les marchés européens. Le MIB FTSE de Milan a ouvert les hostilités en dépassant les 45 000 points, un sommet jamais atteint depuis plus de deux décennies. Londres n’est pas en reste, avec le FTSE 100 qui a franchi pour la première fois la barre des 10 000 points, porté par l’enthousiasme des investisseurs. Cette progression s’explique notamment par la bonne performance des secteurs de la technologie, de la banque et des matières premières.

Cependant, cette dynamique positive contraste avec un ralentissement de l’activité économique dans la zone euro. L’indice PMI manufacturier, qui mesure l’activité du secteur manufacturier, est tombé à 48,8 en décembre, contre 49,6 en novembre. Ce chiffre, inférieur à 50, indique une contraction de l’activité manufacturière, signe d’un affaiblissement de la croissance économique.

À Wall Street, l’ouverture de l’année est également positive, bien que plus nuancée. Le Dow Jones affiche une progression plus modeste, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq, fort de la performance des valeurs technologiques, enregistrent des gains plus importants. Les investisseurs semblent avoir mis de côté leurs inquiétudes concernant les valorisations élevées des entreprises d’intelligence artificielle, qui avaient pesé sur le marché à la fin de l’année précédente.

Tesla, en particulier, est sous les projecteurs. Malgré une baisse de ses livraisons de voitures en 2025, avec 1,64 million de véhicules livrés contre 1,79 million l’année précédente, l’action du constructeur automobile bénéficie de l’optimisme ambiant.

Sur le front commercial, les États-Unis ont fait un geste envers l’Italie en suspendant les droits de douane imposés aux producteurs de pâtes italiens. Initialement, le département américain du Commerce avait annoncé l’imposition de droits antidumping de 92 % sur les principaux exportateurs italiens à partir de janvier. De plus, l’administration Trump a reporté d’un an l’augmentation des droits de douane sur les meubles, initialement prévue pour le 1er janvier. L’indice d’activité manufacturière américaine a quant à lui reculé à 51,8 points en décembre, contre 52,2 en novembre.

Sur la Piazza Affari, plusieurs valeurs se distinguent. Banca MPS brille, portée par la convocation d’une assemblée extraordinaire le 4 février pour discuter de modifications statutaires. Stmicroélectronique profite également de l’engouement pour la technologie en Europe et des perspectives positives pour l’intelligence artificielle en Asie. Fincantieri est en hausse après l’annonce d’un contrat majeur avec la marine indienne, d’une valeur de plus de 200 millions d’euros. Saipem bénéficie également de nouveaux contrats en Arabie Saoudite et en Turquie, pour un montant total d’un milliard de dollars. Le secteur bancaire, dans son ensemble, est soutenu par les nouvelles règles concernant les pouvoirs spéciaux, qui pourraient favoriser les opérations de fusion-acquisition au sein de l’Union européenne.

Sur le marché des changes, l’euro se maintient au-dessus de 1,17 dollar, mais subit les conséquences du ralentissement économique de la zone euro. Les métaux précieux se redressent après des prises de bénéfices récentes, l’or dépassant les 4 300 dollars l’once et l’argent les 74 dollars. Le pétrole reste sous pression, avec le Brent en dessous de 61 dollars le baril et le WTI à 58 dollars, tandis que le gaz progresse de plus d’un point de pourcentage, à 28,5 euros le mégawattheure. Le spread entre les obligations d’État italiennes et allemandes remonte légèrement à 71 points de base, contre 69 lors de la clôture précédente.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.