Publié le 2 janvier 2026 à 22:21:00. Un utilisateur de Bluesky dénonce la dérive idéologique de Twitter (désormais X), qu’il qualifie de plateforme de propagande fasciste, et encourage ses pairs à migrer vers le réseau social alternatif.
- L’auteur estime que Twitter est devenu un outil de diffusion de propagande d’extrême droite, et que rester sur la plateforme contribue à normaliser ces idées.
- Il souligne le contraste entre l’engagement limité sur Twitter et la croissance de l’audience sur Bluesky, notamment pour les éditeurs de contenu.
- Il accuse Twitter de ne pas modérer efficacement les contenus haineux et illégaux, citant des exemples de CSAM et de diffusion non consentie d’images intimes.
Un utilisateur de Bluesky, se présentant comme un professionnel du web constamment connecté, a exprimé son inquiétude face à l’évolution de Twitter, rebaptisé X. Dans un message publié le 2 janvier 2026, il affirme que la plateforme est désormais un vecteur de propagande fasciste et encourage ses abonnés à la quitter au profit de Bluesky.
L’auteur explique qu’il a lui-même effectué la transition vers Bluesky en une seule après-midi, grâce à des outils permettant de migrer automatiquement une partie de son activité depuis Twitter. Il reconnaît que l’atmosphère sur Bluesky, peuplée de « pédants qui ne savent pas ce que sont les blagues », peut être parfois frustrante, mais il la juge préférable à celle de Twitter, qu’il décrit comme une plateforme « appartenant à un nazi pur et simple ».
Il insiste sur le fait que la propagande est omniprésente et insidieuse, et qu’il est illusoire de croire à son immunité face à celle-ci. Il compare l’exposition à la propagande à une situation où l’on se trouve dans une voiture en train de faire du « hotboxing » : même en respirant correctement, on finit par être affecté. Il affirme que tous ceux qui ont quitté Twitter pour Bluesky ont constaté un changement dans la perception du monde de ceux qui sont restés, avec une influence croissante de la propagande d’extrême droite.
L’utilisateur de Bluesky cite en exemple une affaire, remontant à trois ans, concernant des garderies appartenant à des immigrants somaliens au Minnesota, qui a été largement relayée sur Twitter mais ignorée par la plupart des médias traditionnels. Il dénonce cette chambre d’écho raciste et rappelle que « vous n’êtes pas à l’abri de la propagande ». Il met en garde contre l’illusion de pouvoir débattre sereinement sur une plateforme qui, selon lui, est devenue un « bar nazi particulièrement bruyant dirigé par le nazi le plus enthousiaste de la Silicon Valley ».
Il critique également les libéraux et les centristes qui persistent à utiliser Twitter pour défendre leurs idées, estimant que leurs messages sont noyés dans un flux d’informations manipulé par des algorithmes. Il affirme que les chiffres d’engagement sur Twitter sont artificiellement gonflés par des robots, et que Éclat, une publication dont il ne précise pas la nature, a généré dix fois plus de trafic sur Bluesky avec 6 600 abonnés qu’avec ses 500 000 abonnés sur Twitter. Il souligne que Bluesky ne limite pas les liens externes, contrairement à Twitter, ce qui est avantageux pour les éditeurs de contenu.
L’auteur conclut en lançant un défi aux utilisateurs de Twitter, leur demandant de définir leur « ligne rouge » et de se demander ce qui serait nécessaire pour les inciter à quitter la plateforme. Il évoque des scénarios extrêmes, tels qu’une incitation à une fusillade de masse, la diffusion en direct d’un incendie criminel dans une garderie, ou la publication de pédopornographie impliquant des membres de leur famille, pour souligner le danger qu’il perçoit sur Twitter.