Publié le 3 janvier 2026 à 09h17. De fortes explosions ont secoué Caracas, au Venezuela, alors que les tensions avec les États-Unis s’intensifient et que le président Maduro dénonce une « grave attaque ». L’administration Trump avait précédemment laissé entendre la possibilité d’une intervention militaire sur le territoire vénézuélien.
- Le Venezuela accuse les États-Unis d’une « grave attaque militaire » et décrète l’état d’urgence.
- Des explosions ont été signalées dans plusieurs régions de Caracas, notamment près de la base aérienne de La Carlota.
- Selon des sources américaines, l’administration Trump aurait ordonné une attaque ciblant des installations militaires vénézuéliennes.
Des explosions et des bruits d’avions ont été entendus dans la capitale vénézuélienne, Caracas, dans la nuit de samedi à dimanche. Les détonations, survenues vers 02h00 heure locale (07h00 heure de Paris), ont été suivies de colonnes de fumée visibles dans plusieurs quartiers de la ville, notamment près de la base aérienne de La Carlota. Le gouvernement vénézuélien n’a initialement pas commenté ces incidents.
Le président vénézuélien, Nicolás Maduro, a dénoncé une « grave attaque militaire » de la part des États-Unis, décrétant l’état d’urgence et ordonnant la mobilisation de la population. Selon des informations diffusées par la chaîne de télévision américaine CBS, l’administration Trump aurait donné l’ordre d’une attaque ciblant des installations militaires au Venezuela. Des responsables américains, cités par CBS, affirment que des infrastructures militaires sont visées.
Ces événements interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays. Le président américain Donald Trump avait, à plusieurs reprises, menacé d’une intervention militaire au Venezuela, notamment en réponse à la lutte contre le trafic de drogue. Depuis septembre, l’armée américaine a mené plusieurs opérations contre des navires soupçonnés de transporter des stupéfiants dans les Caraïbes et le Pacifique oriental, faisant plus de 100 morts. Récemment, une attaque américaine contre un prétendu « hub de la drogue » dans un port vénézuélien avait déjà exacerbé les tensions.
Washington accuse Nicolás Maduro de contrôler les réseaux de trafic de drogue et de les utiliser contre les États-Unis. Malgré cette rhétorique belliqueuse, le président vénézuélien s’était montré ouvert à une coopération avec les États-Unis jeudi dernier, exprimant sa volonté de négocier sur des questions telles que le trafic de drogue, le pétrole et la migration. Il avait déclaré à la télévision d’État : « Où qu’ils veuillent et quand ils veulent », faisant référence à d’éventuelles négociations.