Publié le 3 janvier 2026 à 07h07. Des explosions ont secoué Caracas et plusieurs régions du Venezuela dans la nuit de vendredi à samedi, suscitant une vive condamnation du gouvernement vénézuélien qui dénonce une agression militaire américaine. L’administration Trump a pour l’instant refusé de commenter directement les événements, mais des sources américaines évoquent des opérations ciblées.
- Le gouvernement vénézuélien accuse les États-Unis d’avoir mené une agression militaire contre des sites civils et militaires à Caracas, dans les États de Miranda, Aragua et La Guaira.
- Au moins sept explosions ont été signalées dans la capitale vénézuélienne, notamment près de l’aéroport de La Carlota et de la base militaire de Fuerte Tiuna.
- Le président vénézuélien Nicolás Maduro a décrété l’état d’alerte et appelé à la mobilisation nationale.
Le gouvernement du Venezuela a fermement dénoncé ce qu’il qualifie d’« agression militaire très grave » perpétrée par les États-Unis. Dans un communiqué, il « rejette, répudie et dénonce à la communauté internationale » ces actions, les qualifiant de violation flagrante de la Charte des Nations Unies, notamment de ses articles 1 et 2 qui garantissent la souveraineté des États et interdisent le recours à la force. Selon Caracas, cette agression menace la paix et la stabilité régionales et met en danger la vie de millions de personnes.
Les premiers rapports font état d’explosions entendues vers 02h00, heure locale, dans la capitale. Des témoins cités par Univision Noticias ont rapporté avoir vu des hélicoptères militaires survoler Caracas à basse altitude juste avant les détonations. Des habitants sont descendus dans les rues, et des vidéos circulent sur les réseaux sociaux montrant des explosions visibles depuis différents quartiers de la ville. CNN a également signalé des coupures de courant dans certaines zones.
Interrogée par le New York Times, une porte-parole des forces armées américaines s’est limitée à reconnaître des informations faisant état d’explosions à Caracas, sans confirmer ni infirmer l’implication américaine. La Maison Blanche a également refusé de s’exprimer sur la question. Cependant, selon CBS News, le président Donald Trump aurait ordonné des frappes contre des cibles au Venezuela, notamment des installations militaires.
L’administration Trump avait récemment intensifié la pression sur le Venezuela, notamment par le déploiement d’une importante force navale dans les Caraïbes, incluant le porte-avions Gerald R. Ford, le plus grand navire de guerre de la marine américaine. Jusqu’à présent, les déclarations de Trump se sont limitées à évoquer une possible attaque contre un site de stockage de stupéfiants, une affirmation qui n’a pu être vérifiée par les médias. Ces dernières semaines, les forces armées américaines ont également mené des opérations contre des « bateaux de drogue » présumés en mer des Caraïbes et dans le Pacifique oriental.
En réponse à ces événements, Nicolás Maduro a annoncé avoir « signé et ordonné l’application du décret qui déclare l’état de troubles extérieurs sur tout le territoire national ». Il a appelé à la mobilisation de « toutes les forces sociales et politiques du pays » et à la condamnation de cette « attaque impérialiste ». Il a également ordonné la mise en œuvre de tous les plans de défense nationale « au moment opportun et dans les circonstances appropriées ».