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L’entreprise d’agrumes de San Miguel compte pouvoir restructurer 110,6 millions de dollars

Publié le 3 janvier 2026 à 09h46. L'entreprise argentine San Miguel, un acteur majeur du secteur des agrumes, tente de restructurer sa dette par le biais d'un échange d'obligations, dans un contexte économique argentin particulièrement difficile. L'opération, qui…

L’entreprise d’agrumes de San Miguel compte pouvoir restructurer 110,6 millions de dollars

Publié le 3 janvier 2026 à 09h46. L’entreprise argentine San Miguel, un acteur majeur du secteur des agrumes, tente de restructurer sa dette par le biais d’un échange d’obligations, dans un contexte économique argentin particulièrement difficile. L’opération, qui doit aboutir le 7 janvier, est perçue comme cruciale pour la pérennité de l’entreprise.

  • San Miguel espère obtenir l’adhésion d’au moins 70 % de ses obligataires dans le cadre de cet échange de dette.
  • L’entreprise a récemment capitalisé 15 millions de dollars américains (environ 1 500 millions de pesos argentins) d’un prêt syndiqué contracté l’année précédente, annulant ainsi cette dette.
  • Trois séries d’obligations, représentant un total de 110,6 millions de dollars américains (environ 11 060 millions de pesos argentins), sont concernées par la proposition d’échange.

San Miguel propose à ses obligataires de maintenir la valeur nominale de leurs obligations, de verser les intérêts courus et de compenser l’allongement des échéances par un paiement en espèces de 15 % au moment du règlement, prévu le 14 janvier. Selon Pablo Ferrari, directeur financier de l’entreprise, cette décision a été prise suite à un durcissement des conditions du marché après les élections.

L’entreprise a également procédé à une consolidation de ses dettes, en transformant un prêt de 15 millions de dollars américains en capital. Cette opération a permis de régler une échéance d’obligations d’un montant de 50 millions de dollars américains (environ 5 000 millions de pesos argentins) survenue peu après la réception des fonds.

« Après les élections, le marché est devenu exigeant et nous avons décidé de procéder à un échange. »

Pablo Ferrari, directeur financier de San Miguel

Concernant les taux d’intérêt proposés, Ferrari a précisé que les obligations sont libellées en dollars américains et en dollars MEP (Mercado de Cambios). Il a indiqué qu’il avait été conseillé de regrouper les obligations en deux catégories, avec un taux moyen de 8 %. L’entreprise se montre optimiste quant à l’adhésion à cette proposition, estimant qu’elle reçoit un accueil favorable de la part des banques et des agents de règlement et de compensation (Alycs).

Fondée en 1954, San Miguel est une entreprise familiale appartenant aux familles Miguens – Bemberg et Otero Monsegur. Elle a débuté ses activités avec l’ouverture d’une usine de conditionnement en 1962, avant de se lancer dans l’exportation d’écorces déshydratées en 1967 et de fruits frais en 1973. L’entreprise est entrée en bourse à Buenos Aires en 1997 et a installé une usine à Famaillá.

Au cours des années 2000, San Miguel s’est étendue à l’Uruguay et à l’Afrique du Sud, puis au Pérou en 2017. En 2022, l’entreprise a cédé ses activités dans le secteur des fruits frais au Pérou et en Afrique du Sud à la société espagnole Citri & Co, et s’est recentrée sur la transformation du citron, ouvrant à cette fin deux nouvelles usines en Uruguay et en Afrique du Sud.

Martín Otero Monségur, président de San Miguel depuis avril dernier, avait souligné dans une interview récente l’importance de la prévisibilité économique pour les entreprises. Il avait notamment évoqué les défis posés par la politique économique actuelle et la nécessité pour San Miguel de se concentrer sur sa compétitivité.

L’issue de cet échange de dette est donc cruciale pour l’avenir de San Miguel, qui entend poursuivre sa stratégie de diversification et de développement dans le secteur des agrumes.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.