Publié le 3 janvier 2026 17h12. Le Venezuela, pays riche en pétrole mais plongé dans une crise profonde, est au centre de l’attention internationale suite aux tensions récentes et aux interrogations sur l’avenir de son président, Nicolás Maduro.
- Le Venezuela possède les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde (plus de 303,8 milliards de barils).
- Le pays est confronté à une crise humanitaire majeure, avec près de 7,9 millions de Vénézuéliens ayant fui leur pays.
- Nicolás Maduro est au pouvoir depuis 2013, mais sa légitimité est contestée par une grande partie de la communauté internationale.
Situé à l’extrémité nord de l’Amérique du Sud, le Venezuela s’étend sur une superficie d’un peu plus de 920 000 kilomètres carrés, soit une superficie supérieure à celle combinée de la France et de l’Allemagne. Avec une population estimée à 28,6 millions d’habitants en janvier 2026, le pays est bordé par la mer des Caraïbes et l’océan Atlantique au nord, la Guyane à l’est, le Brésil au sud, et la Colombie au sud-ouest et à l’ouest. Caracas est la capitale et la plus grande ville du pays, suivie par Maracaibo et Valence.
Malgré ses vastes ressources naturelles, le Venezuela connaît un effondrement économique prolongé. Son produit intérieur brut (PIB) s’élève à 70,38 milliards d’euros en 2025, le plaçant parmi les plus petites économies d’Amérique latine. Entre 2014 et 2024, le PIB du pays a diminué de plus de 70 %, selon Al Jazeera. L’économie vénézuélienne dépend fortement des revenus pétroliers, qui représentaient environ 58 % des recettes de l’État en 2024, grâce aux exportations de pétrole et aux taxes payées par PDVSA, la compagnie pétrolière publique.
La crise actuelle est marquée par une violence endémique, une guerre des gangs et une flambée de la criminalité. L’hyperinflation a considérablement réduit le niveau de vie, et des pénuries de nourriture, de médicaments et de services de base affectent des millions de personnes. Le Venezuela est confronté à l’une des plus grandes crises de déplacement au monde, avec près de 7,9 millions de personnes ayant fui le pays, selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés. Il s’agit de la plus grande crise de déplacement jamais enregistrée en Amérique latine.
Nicolás Maduro est au pouvoir depuis 2013, succédant à Hugo Chávez. Il a prêté serment pour un troisième mandat en janvier de l’année dernière, malgré des accusations de fraude et des protestations. Son régime est largement critiqué sur la scène internationale pour son autoritarisme, ses irrégularités électorales et ses violations des droits de l’homme. Maduro conserve le contrôle de l’armée et des institutions étatiques, mais sa légitimité est contestée par l’opposition et de nombreux gouvernements étrangers.
La Mission d’établissement des faits des Nations Unies sur le Venezuela a constaté que le gouvernement vénézuélien continue de réprimer sévèrement les personnes perçues comme des opposants politiques, qualifiant ces actions de « crimes contre l’humanité ».
« Le gouvernement vénézuélien continue de se livrer à une répression sévère contre les personnes perçues comme des opposants politiques ou simplement parce qu’elles expriment une dissidence ou des opinions critiques. »
Mission d’établissement des faits des Nations Unies sur le Venezuela
La population du Venezuela est majoritairement chrétienne, avec environ 90 % de la population pratiquant le catholicisme. L’espagnol est la langue officielle du pays, bien que plusieurs langues autochtones soient également parlées. Le Venezuela a obtenu son indépendance de l’Espagne en 1811.
Le Venezuela est un acteur stratégique sur la scène internationale en raison de ses importantes réserves de pétrole. Cependant, la production pétrolière du pays a chuté au cours de la dernière décennie en raison d’une mauvaise gestion, d’un manque d’investissement, de la corruption et des sanctions internationales.