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Trump affirme que les États-Unis « viendront à leur secours » si l’Iran tue des manifestants

Publié le 27 octobre 2023 14h30. Des manifestations contre la détérioration de la situation économique en Iran ont éclaté dans plusieurs villes, tandis que Washington avertit qu'il est prêt à intervenir si Téhéran réprime violemment les protestataires, suscitant…

Trump affirme que les États-Unis « viendront à leur secours » si l’Iran tue des manifestants

Publié le 27 octobre 2023 14h30. Des manifestations contre la détérioration de la situation économique en Iran ont éclaté dans plusieurs villes, tandis que Washington avertit qu’il est prêt à intervenir si Téhéran réprime violemment les protestataires, suscitant des réactions vives de la part des autorités iraniennes.

  • Des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont fait six morts en Iran, marquant une escalade des tensions.
  • Donald Trump a promis un soutien américain aux manifestants en cas de répression violente, une déclaration qualifiée d' »imprudente et dangereuse » par Téhéran.
  • L’économie iranienne, fragilisée par les sanctions internationales, est au cœur des revendications populaires.

Les protestations, initialement déclenchées par la hausse des prix et la stagnation économique, se sont étendues à une vingtaine de villes à travers le pays, principalement dans l’ouest, selon un bilan de l’AFP basé sur les médias iraniens. Si la couverture médiatique locale est partielle et les réseaux sociaux diffusent des images difficiles à vérifier, l’ampleur des troubles témoigne d’un mécontentement croissant au sein de la population.

Donald Trump a déclaré sur sa plateforme Truth Social que les États-Unis interviendraient si l’Iran « tuait violemment des manifestants pacifiques, comme c’est leur habitude ». Il a ajouté :

« Nous sommes verrouillés, chargés et prêts à partir. »

Donald Trump, président des États-Unis

La réaction iranienne n’a pas tardé. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a dénoncé des propos « imprudents et dangereux », avertissant que les forces armées étaient « en attente » en cas d’intervention. Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale, a mis en garde contre une déstabilisation régionale en cas d' »ingérence américaine », soulignant que cela mettrait en péril les intérêts américains.

« L’ingérence américaine dans cette affaire intérieure signifierait déstabiliser la région entière et détruire les intérêts américains. »

Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale

Il a également appelé les Américains à « être attentifs à la sécurité de leurs soldats », tandis qu’Ali Shamkhani, conseiller du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a affirmé que toute intervention américaine se heurterait à une « réponse », considérant la sécurité iranienne comme une « ligne rouge ».

Malgré la fermeté affichée, certains responsables iraniens ont reconnu la légitimité des revendications économiques. Le président Masoud Pezeshkian a déclaré que son gouvernement serait « voué à l’enfer » s’il ne parvenait pas à améliorer les conditions de vie de la population. Un porte-parole de la police iranienne a également reconnu que les manifestations « expriment la volonté du peuple d’améliorer ses conditions de vie », tout en prévenant qu’il ne serait pas permis de transformer les troubles en « chaos ».

Les autorités iraniennes ont toutefois prévenu qu’elles réprimeraient fermement toute action visant à déstabiliser l’ordre public. Le procureur du district de Lorestan a déclaré que toute participation à des rassemblements illégaux ou à des actes de vandalisme serait sévèrement punie.

Sur le plan international, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Turk, a appelé les autorités iraniennes à respecter les libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique. Le Venezuela, confronté à ses propres tensions avec les États-Unis, a exprimé son inquiétude face à la rhétorique « conflictuelle » de Donald Trump et a réaffirmé sa « ferme solidarité » avec l’Iran, appelant à la fin de toute interventionnisme.

Ces manifestations interviennent dans un contexte régional difficile pour l’Iran, affaibli par les revers subis par ses alliés à Gaza, au Liban et en Syrie. Le pays a également été impliqué dans des affrontements avec Israël en juin, avec un soutien limité des États-Unis aux frappes contre des sites nucléaires.

Les troubles actuels, bien que moins importants que les manifestations de 2022 déclenchées par la mort de Mahsa Amini, rappellent les protestations de fin 2019 contre la hausse des prix du carburant, qui avaient conduit à des appels au renversement du régime religieux.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.