Publié le 2026-01-04 13:31:00. À 92 ans, l’acteur et réalisateur Pierre Richard revient derrière la caméra avec une comédie touchante, « L’homme qui a vu un ours qui a vu un homme », explorant l’amitié improbable entre un ermite et une jeune femme atteinte du syndrome d’Asperger.
- Pierre Richard signe son retour à la réalisation près de trente ans après « La tête contre le mur » (1997).
- Le film met en scène une rencontre inattendue qui bouleverse la vie d’un homme reclus, Grégoire, grâce à l’amitié avec Michelle, une jeune femme Asperger.
- L’intrigue s’enrichit d’une mission de sauvetage : protéger un ours échappé d’un cirque.
Pierre Richard, figure emblématique du cinéma français, s’apprête à dévoiler son nouveau film, un projet personnel où il endosse les rôles de réalisateur, scénariste et acteur principal. « L’homme qui a vu un ours qui a vu un homme » marque un tournant dans sa carrière, puisqu’il s’agit de sa première réalisation depuis « La tête contre le mur » en 1997. Le scénario, co-écrit avec Anna Sophie Rivier, pour qui il s’agit d’un premier essai, raconte l’histoire de Grégoire, un homme qui a choisi de s’éloigner du monde et de vivre en harmonie avec la nature dans le sud de la France.
L’élément perturbateur de cette existence paisible est l’arrivée de Michelle, une jeune femme atteinte du syndrome d’Asperger. Leur rencontre fortuite va tisser un lien unique, fondé sur un amour commun pour la nature. L’acteur Timi Joy Marbaud, révélé au public dans « Par la volonté de Dieu » (2018) de François Ozon, incarne le rôle de Michelle. Ensemble, Grégoire et Michelle se lancent dans une aventure inattendue : sauver un ours ayant fui un cirque itinérant, qui sème la panique parmi les habitants et les forces de l’ordre.
La production du film est assurée par Frederiks Niedermayer et sa société, Moby Dick Films, reconnue pour avoir produit plus de vingt longs métrages, dont des œuvres saluées par la critique comme « Clémans » (présenté à Cannes en 2001) et « Vénus et Fleur » (Cannes, 2004).
Pierre Richard, qui aura 92 ans en 2018, jouit d’une carrière riche et variée. Le public se souvient avec tendresse de ses succès dans les années 1970 et 1980, notamment « La blonde ayant une chaussure noire » (1972), « Rotaļlieta » (1976) et « Le tour du parapluie » (1980). Il a également formé avec Gérard Depardieu et le réalisateur Francis Weber un trio créatif prolifique, donnant naissance à des comédies populaires telles que « Les Malchanceux » (1981), « Les Pères » (1983) et « Les Fugitifs » (1986). Plus récemment, il a partagé l’affiche avec Depardieu dans « Agafya » (2012) et « Le goût du bonheur » (2022), et a fait une apparition remarquée à l’avant-première cannoise de « Jeanne Dibari » en 2023, où il interprétait le rôle du duc de Richelieu.