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[미 베네수 공격]Soutien au coup d’État américain, remboursement de la dette avec du pétrole brut… Le Venezuela a souffert de l’invasion étrangère

Publié le 5 janvier 2026 à 05h41. Le Venezuela, pays détenant les plus importantes réserves pétrolières mondiales, se retrouve au cœur d'une lutte d'influence croissante entre les États-Unis et la Chine, exacerbée par des tensions géopolitiques et une…

[미 베네수 공격]Soutien au coup d’État américain, remboursement de la dette avec du pétrole brut… Le Venezuela a souffert de l’invasion étrangère

Publié le 5 janvier 2026 à 05h41. Le Venezuela, pays détenant les plus importantes réserves pétrolières mondiales, se retrouve au cœur d’une lutte d’influence croissante entre les États-Unis et la Chine, exacerbée par des tensions géopolitiques et une instabilité politique chronique qui pénalise durement sa population.

  • Les États-Unis et la Chine sont en concurrence pour le contrôle des ressources pétrolières vénézuéliennes.
  • L’histoire du Venezuela est marquée par l’ingérence étrangère et la corruption, entravant son développement économique.
  • La situation humanitaire au Venezuela est alarmante, avec une inflation galopante et une répression politique.

Depuis la découverte de gisements pétroliers à Maracaibo, dans le nord du Venezuela, en 1914, le pays est devenu un enjeu stratégique majeur. Initialement dominée par les investissements américains, l’industrie pétrolière vénézuélienne a connu une évolution complexe, marquée par des périodes de prospérité et de dépendance. Au XIXe siècle, les États-Unis avaient déjà établi la « doctrine Monroe », visant à limiter l’influence européenne en Amérique du Sud, et ont rapidement pris le contrôle de l’exploitation pétrolière.

L’ancien dictateur Juan Vicente Gómez, au pouvoir de 1908 à 1935, a accordé des concessions extrêmement favorables à des compagnies pétrolières étrangères, notamment Exxon (anciennement Standard Oil of New Jersey), Gulf Oil (devenu Chevron) et California Standard Oil. Si le Venezuela a produit d’importantes quantités de pétrole brut durant cette période, les bénéfices ont largement profité aux capitaux étrangers. Les chocs pétroliers des années 1970, liés à la guerre au Moyen-Orient et à la révolution iranienne, ont certes fait grimper les prix, mais n’ont pas fondamentalement amélioré la situation économique du pays.

En 1999, l’élection d’Hugo Chávez, prônant la « souveraineté pétrolière », a marqué un tournant. Son régime a nationalisé les actifs des compagnies pétrolières étrangères, les transférant à la Compagnie pétrolière d’État vénézuélienne (PDVSA). Cependant, le Venezuela manquait de technologie pour développer ses propres gisements et, avec l’affectation des revenus pétroliers à des programmes sociaux, la situation économique s’est progressivement détériorée. À l’époque, le manque de transparence dans l’exécution du budget social a été pointé du doigt.

Sous Chávez, le Venezuela s’est rapproché de pays anti-américains tels que la Russie, Cuba et, surtout, la Chine. En 2007, Pékin a accordé un prêt à Caracas, remboursable en pétrole brut. On estime que le montant total des prêts chinois s’élevait à environ 60 milliards de dollars à l’époque. Aujourd’hui, plus de 30 % de la production pétrolière vénézuélienne est encore destinée au remboursement de ces dettes envers la Chine et la Russie.

En échange de ces prêts, la Chine a obtenu des contrats de construction d’infrastructures. Huawei, une entreprise de télécommunications chinoise suscitant des inquiétudes en Occident en matière de sécurité, a joué un rôle important dans le développement des infrastructures de télécommunications vénézuéliennes et a contribué à la construction du premier satellite de télécommunications du Venezuela, « Simón Bolivar ».

Face à cette rapprochement avec la Chine, les États-Unis ont tenté, depuis les années 2000, de déstabiliser le régime vénézuélien en soutenant des tentatives de coups d’État militaires et des politiciens de droite. Nicolás Maduro, successeur de Chávez depuis 2013, a continué sur cette ligne anti-américaine.

L’élection présidentielle de 2018, entachée de soupçons de fraude, a conduit l’Assemblée nationale vénézuélienne, dominée par l’opposition, à reconnaître Juan Guaidó comme président par intérim en 2019. L’administration Trump a apporté son soutien à cette décision et a imposé des sanctions ciblant le pétrole vénézuélien. Maduro a réagi en rompant les relations diplomatiques avec les États-Unis, dénonçant une « ingérence » dans les affaires intérieures du Venezuela.

Pendant que les grandes puissances se disputent les ressources du pays et que la corruption gangrène les élites, la population vénézuélienne subit les conséquences d’une hyperinflation et d’une crise économique profonde. En 2019, le taux d’inflation annuel a atteint un niveau record de 340 000 %. Le régime de Maduro a également réprimé la liberté d’expression, arrêtant plus de 2 400 citoyens et hommes politiques de l’opposition impliqués dans des manifestations antigouvernementales en 2024.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.