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Marché immobilier 2026 : tout ce qui a changé (ou pas encore) depuis le 1er janvier

Mis à jour le 5 janvier 2026 à 20h59. L'année 2026 s'annonce comme un tournant pour le marché immobilier français, avec une stabilisation des taux de crédit, des ajustements des aides à l'accession et de nouvelles réglementations en…

Mis à jour le 5 janvier 2026 à 20h59. L’année 2026 s’annonce comme un tournant pour le marché immobilier français, avec une stabilisation des taux de crédit, des ajustements des aides à l’accession et de nouvelles réglementations en matière de performance énergétique et de location.

  • Les taux de crédit immobilier se stabilisent autour de 3,1 % sur 15 ans, 3,25 % sur 20 ans et 3,35 % sur 25 ans.
  • Le nouveau statut de bailleur privé, bien que voté, reste suspendu à la promulgation de la loi de finances 2026.
  • Le calcul du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) évolue, améliorant mécaniquement l’étiquette énergétique de nombreux logements chauffés à l’électricité.

Après une période d’incertitude, le marché immobilier français entre dans une phase de stabilisation. Les taux d’intérêt, après une hausse significative, ont cessé de grimper et se maintiennent à un niveau que les ménages et les banques peuvent désormais intégrer dans leurs projections. Cette accalmie permet aux acquéreurs de recalculer leurs capacités d’achat et aux banques de réévaluer les dossiers, notamment pour les logements neufs à haute performance énergétique.

Plusieurs changements réglementaires majeurs sont entrés en vigueur au 1er janvier 2026. Parmi eux, l’évolution du DPE, qui pourrait sortir de nombreuses habitations de la catégorie des « passoires thermiques », et la revalorisation des plafonds des honoraires d’agence à la location, indexée sur l’Indice de Référence des Loyers (IRL).

L’attente du nouveau statut de bailleur privé, destiné à relancer l’investissement locatif, est palpable. Adopté par le Parlement à l’automne 2025, ce dispositif vise à reconnaître le rôle des propriétaires, simplifier leur fiscalité et proposer une alternative aux dispositifs de défiscalisation arrivés à échéance. Cependant, son application reste conditionnée à la promulgation de la loi de finances 2026.

En parallèle, les règles concernant les locations touristiques restent inchangées, avec une distinction claire entre les biens classés et non classés en matière de régime fiscal. Les revenus locatifs perçus en 2025 et déclarés en 2026 sont soumis aux règles durcies mises en place en 2025.

L’avenir de MaPrimeRénov’, l’aide à la rénovation énergétique, est incertain. Le dispositif est temporairement suspendu faute de budget voté, mais les dossiers déposés avant la fin de 2025 continuent d’être traités. Cette situation souligne la dépendance croissante des aides à la rénovation aux arbitrages budgétaires annuels, renforçant l’attrait des logements déjà performants énergétiquement.

Du côté de l’épargne, le Plan d’Épargne Logement (PEL) bénéficie d’une revalorisation de son taux de rémunération, fixé à 2 % pour les plans ouverts à partir du 1er janvier 2026, contre 1,75 % en 2025. En savoir plus sur le PEL.

Enfin, la fiscalité des plus-values immobilières, notamment sur les résidences secondaires, fait l’objet de débats dans le cadre de la loi de finances 2026, avec des propositions de réduction de la durée de détention pour bénéficier d’une exonération ou de modification du mode de calcul. Ces mesures restent toutefois conditionnées à l’adoption définitive du budget.

Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) continue d’évoluer, avec une volonté d’élargir l’accès à la propriété pour les primo-accédants. Les plafonds de ressources et d’opérations devraient être revalorisés, et le PTZ pourrait être ouvert aux acquéreurs successifs de logements en Bail Réel Solidaire (BRS). Découvrez les évolutions du PTZ.

Au 1er janvier 2026, le Projet de Loi de Finances (PLF) pour 2026 n’est pas encore adopté, en raison de désaccords entre l’Assemblée nationale et le Sénat. Une loi spéciale permet actuellement à l’État de percevoir les impôts et d’assurer la continuité des dépenses publiques, en attendant une adoption définitive du budget au cours du premier trimestre 2026.

Dans ce contexte, l’immobilier neuf apparaît comme un choix judicieux, grâce à ses performances énergétiques, ses charges maîtrisées et sa visibilité réglementaire. Contactez un expert Médicis Immobilier Neuf pour construire un projet immobilier adapté à vos besoins et aux réalités de 2026.

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Qu’est-ce que le DPE collectif ? Définition.

Quel taux pour le PEL en 2026 ?.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.