Publié le 6 janvier 2026 à 10h31. La Ferrari Amalfi, nouvelle interprétation du coupé sportif d’entrée de gamme du constructeur italien, se positionne comme une option plus accessible tout en conservant l’ADN de la marque, avec un accent particulier sur la facilité de conduite.
- La Ferrari Amalfi est la dernière évolution de la gamme des modèles d’entrée de gamme de Ferrari, succédant à la California T, la Portofino et la Roma.
- Elle est propulsée par un moteur V8 biturbo de 3,9 litres développant 631 ch (467 kW) à 7 500 tr/min et un couple de 760 Nm à partir de 3 000 tr/min.
- Ferrari a mis l’accent sur la facilité de conduite, notamment pour les nouveaux acquéreurs de la marque, tout en améliorant les performances et l’aérodynamisme.
Dix ans après avoir eu la chance de conduire une Ferrari California T à l’âge de 19 ans, l’auteur a eu l’opportunité de tester la nouvelle Amalfi, marquant ainsi une boucle dans son parcours automobile. Cette expérience rappelle l’évolution constante de la gamme des modèles d’entrée de gamme de Ferrari, qui a vu la California T évoluer vers la Portofino, puis la Roma, et enfin la nouvelle Amalfi.
La Ferrari Amalfi se situe entre une voiture de grand tourisme et un coupé sportif, reprenant les bases de la Roma tout en se distinguant par un design plus traditionnel et contrasté. Elle abandonne la calandre intégrée de la Roma au profit d’une approche plus classique, et présente des feux arrière redessinés avec une garniture noire contrastante. Des améliorations aérodynamiques subtiles, comme un aileron actif à trois positions, contribuent à améliorer la stabilité à haute vitesse, avec un appui aérodynamique pouvant atteindre 110 kg à 250 km/h.
Bien que Ferrari qualifie l’Amalfi de modèle d’entrée de gamme, il s’agit d’une voiture affichant un prix optionnel à six chiffres, qui débutera par un trois voire un quatre. L’équipe d’ingénierie a particulièrement travaillé sur la facilité de conduite, afin de rendre l’Amalfi accessible aux nouveaux clients de la marque. L’auteur a pu constater cette volonté dès les premiers tours de roue, ressentant une traction arrière engageante mais maîtrisable.
« Même si la calandre de la Roma me manque, je peux dire que l’Amalfi conserve une belle apparence. »
Zac Palmer
L’Amalfi se distingue par son moteur V8 biturbo de 3,9 litres, dont la dernière évolution bénéficie d’arbres à cames plus légers, d’un bloc moteur redessiné, d’une pression de suralimentation accrue et d’un calculateur optimisé. Cette configuration permet d’atteindre une puissance maximale de 631 ch à 7 500 tr/min et un couple de 760 Nm à partir de 3 000 tr/min, tout en respectant les normes européennes d’émissions. Les performances sont à la hauteur, avec un 0 à 100 km/h en 3,3 secondes et une vitesse maximale de 320 km/h.
Un point de vigilance soulevé par l’auteur concerne le son du moteur, qui, bien que caractéristique de Ferrari, pourrait être plus prononcé. Giannis Kitzer Panides, l’un des ingénieurs du moteur, explique que Ferrari a travaillé sur un nouveau silencieux avec une soupape de dérivation pour amplifier les bruits transmis à l’habitacle, mais le son extérieur reste relativement discret en raison des réglementations européennes en matière de bruit.
Le châssis de l’Amalfi a également été revu, avec des amortisseurs semi-actifs ajustés pour offrir un compromis entre confort et performance. Le mode Race est plus rigide, tandis que le mode Confort assure un amortissement optimal sur les routes accidentées. Le système de freinage électrique, dérivé de la 296 GTB, offre une modulation précise et un contrôle accru, bien qu’une légère douceur artificielle soit perceptible lors de l’application initiale.
L’intérieur de l’Amalfi est soigné et luxueux, avec un tunnel central en aluminium anodisé abritant les commandes du levier de vitesses. Ferrari a corrigé les problèmes liés à l’utilisation excessive des commandes tactiles de la Roma en intégrant des boutons physiques pour les fonctions essentielles, comme le démarrage du moteur et les sièges chauffants. Le tableau de bord est équipé d’un écran horizontal de 10,3 pouces, privilégiant une expérience axée sur le conducteur.
« Il y a eu une déception dans l’expérience du moteur Amalfi : le son. »
Zac Palmer
En conclusion, la Ferrari Amalfi représente une amélioration significative par rapport à la Roma, tant en termes de facilité d’utilisation que de performances. Elle offre un compromis idéal entre confort et sportivité, et permet aux conducteurs de tous niveaux de profiter de l’expérience Ferrari. L’auteur souligne que, même après avoir conduit de nombreuses voitures au cours des dix dernières années, l’Amalfi lui a procuré les mêmes sensations d’excitation et de plaisir que la California T, confirmant ainsi l’ADN unique de la marque.
Zac Palmer, passionné d’automobiles et de sports mécaniques originaire du Michigan, parle ou pense aux voitures en permanence. Il a acheté sa première voiture à l’âge de 15 ans, une Acura Integra GS-R 2001 qui est toujours dans son garage. Elle est désormais rejointe par une Porsche Boxster S 2004, avec d’autres acquisitions moins pratiques à venir dans le futur. Palmer a travaillé chez Autoweek et Autoblog avant de rejoindre R&T.
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