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ATTAQUE COORDONNÉE SUR LA Colombie-Britannique – ICL News

Publié le 7 janvier 2024 à 10h06. Un influenceur brésilien proche du Parti Libéral affirme avoir été sollicité par une entreprise pour mener une campagne de dénigrement de la Banque Centrale, dans un contexte de liquidation programmée de…

ATTAQUE COORDONNÉE SUR LA Colombie-Britannique – ICL News

Publié le 7 janvier 2024 à 10h06. Un influenceur brésilien proche du Parti Libéral affirme avoir été sollicité par une entreprise pour mener une campagne de dénigrement de la Banque Centrale, dans un contexte de liquidation programmée de la Banco Master.

  • Rony Gabriel, conseiller municipal et influenceur, révèle avoir reçu une proposition financière pour attaquer la Banque Centrale et défendre Banco Master.
  • Plusieurs autres influenceurs auraient également été contactés pour participer à cette opération de manipulation de l’opinion publique.
  • Des pressions et des investigations inhabituelles entourent l’affaire Master, impliquant des personnalités politiques et judiciaires de premier plan.

Un vent de polémique souffle sur le secteur bancaire brésilien. Rony Gabriel, figure influente de la droite et conseiller municipal d’Erechim (Rio Grande do Sul) au sein du Parti Libéral (PL), a publiquement dénoncé une tentative de manipulation de l’information. Dans une vidéo diffusée sur son compte Instagram, il affirme avoir été approché le 20 décembre dernier par une entreprise qui lui proposait une rémunération substantielle pour publier du contenu en ligne visant à défendre Banco Master et à discréditer la Banque Centrale.

Selon ses dires, l’entreprise se présentait comme mandatée pour « gérer la réputation d’un cadre important » et recrutait des influenceurs pour amplifier son message. Rony Gabriel a refusé l’offre, mais il estime que d’autres personnalités influentes sur les réseaux sociaux pourraient avoir accepté de participer à cette campagne. L’objectif serait de faire porter à la Banque Centrale la responsabilité de la crise de liquidité qui frappe Banco Master, tout en minimisant les éventuelles irrégularités au sein de l’établissement dirigé par Daniel Vorcaro.

L’influenceur a également précisé que le contrat proposé incluait une clause de confidentialité assortie d’une pénalité financière de 800 000 R$ (environ 150 000 €) en cas de violation. Cette révélation intervient alors que la Banque Centrale a décrété la liquidation de Banco Master, prévue pour fin 2025.

L’information a été initialement rapportée par la journaliste Malu Gaspar, du journal O Globo. Elle a souligné que des articles de Metropoles étaient utilisés comme exemples de contenu à diffuser, toujours dans le but de semer le doute sur l’action de la Banque Centrale. Lien vers la publication Instagram de Rony Gabriel

Folha de S. Paulo a confirmé ces informations, révélant qu’au moins 46 profils internet participent à une attaque coordonnée contre la Banque Centrale et les enquêteurs impliqués dans l’affaire Master. Renato Gomes, ancien directeur de l’organisation et de la résolution du système financier à la Banque Centrale, est l’une des principales cibles de ces attaques. Son secteur avait recommandé de bloquer l’acquisition de BRB par Master et a fourni des éléments importants pour l’enquête du ministère public fédéral.

La campagne de dénigrement vise également le président de la Banque Centrale, Gabriel Galípolo, ainsi que des membres de sa famille et d’autres responsables de l’institution. Des banquiers et des associations professionnelles ont défendu l’autorité monétaire, soulignant la nécessité de préserver son indépendance technique. La Fédération brésilienne des banques (Febraban) a même publié une déclaration le 27 décembre, dénonçant le caractère inhabituel de ces attaques et analysant la possibilité d’une action coordonnée. Déclaration de Febraban

Ces attaques surviennent dans un contexte de tensions politiques et judiciaires autour de l’affaire Master. Le ministre Dias Toffoli, rapporteur du dossier au Tribunal suprême fédéral (STF), a décrété le secret maximum sur l’enquête concernant les dirigeants de Banco Master, quelques jours après avoir voyagé en jet privé à Lima, au Pérou, en compagnie de l’avocat Augusto Arruda Botelho, qui représente un des hommes d’affaires liés à la banque liquidée.

Par ailleurs, le Tribunal des comptes de l’Union (TCU) a également été impliqué dans la controverse. Le rapporteur du TCU, le ministre Jhonatan de Jesus, a été critiqué pour son analyse jugée insuffisante des documents relatifs à la liquidation de Master. Luiz Henrique Cadermatori, professeur de droit à l’Université fédérale de Santa Catarina, a qualifié cette situation d’inédite dans l’histoire de la République, soulignant le conflit d’intérêts potentiel lié à la nature politique des nominations au sein du TCU.

« Il n’est jamais arrivé qu’un organe de contrôle exerce un contrôle sur un autre organe de contrôle, avec des pouvoirs indépendants », a déclaré le professeur Cadermatori. Il a également souligné que les décisions concernant la liquidation des banques relèvent de la compétence technique et que l’ingérence politique dans ce domaine est préoccupante.

L’affaire Master soulève des questions sur l’indépendance de la Banque Centrale et la transparence des processus décisionnels dans le secteur financier brésilien. Si les critiques envers la politique monétaire de la Banque Centrale sont légitimes, l’intégrité de son action dans le cas de Banco Master semble, selon plusieurs observateurs, irréprochable.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.