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La divergence politique fait grimper le dollar américain alors que les données de la zone euro sont décevantes

Le dollar américain affiche une robustesse inattendue, contrastant avec les difficultés rencontrées par l'économie européenne. Cette divergence, alimentée par des données économiques américaines solides et des incertitudes en zone euro, pèse sur l'euro et soutient un optimisme prudent…

La divergence politique fait grimper le dollar américain alors que les données de la zone euro sont décevantes

Le dollar américain affiche une robustesse inattendue, contrastant avec les difficultés rencontrées par l’économie européenne. Cette divergence, alimentée par des données économiques américaines solides et des incertitudes en zone euro, pèse sur l’euro et soutient un optimisme prudent quant à l’avenir de l’or.

Les récentes statistiques macroéconomiques aux États-Unis continuent de favoriser le billet vert. Les probabilités d’une baisse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale (Fed) ont considérablement diminué, passant de 13 % en janvier à 44 % en mars, suite à la publication de chiffres économiques encourageants. Parallèlement, la zone euro pourrait voir l’idée d’une réduction du taux de dépôt de la Banque centrale européenne (BCE) remise en question, en raison de résultats décevants.

Le dollar a atteint son plus haut niveau depuis 14 mois, une dynamique qui contraste avec les indicateurs d’activité manufacturière. Cependant, compte tenu de la prépondérance du secteur des services dans l’économie américaine, les investisseurs anticipent une croissance positive. Le marché du travail montre également des signes de redressement, avec une augmentation de 41 000 emplois dans le secteur privé en décembre.

À l’inverse, l’économie européenne est confrontée à des vents contraires. Le déclin de l’activité en Allemagne et le ralentissement général de la croissance en zone euro (à 2 %) ont entraîné une baisse de l’indice des surprises économiques à son plus bas mensuel, augmentant la probabilité que la BCE reprenne son cycle de resserrement monétaire au second semestre. Cette perspective déçoit les investisseurs qui, fin 2025, misaient sur une divergence des politiques monétaires et un rétrécissement de l’écart de croissance entre les États-Unis et la zone euro.

À ce stade, la Fed semble déterminée à maintenir ses taux inchangés, tandis que la BCE pourrait envisager des réductions. Cette situation a provoqué une chute de l’EUR/USD à son plus bas niveau depuis début décembre.

Le dollar bénéficie également des anticipations concernant les prochaines données sur le marché du travail américain, attendues pour décembre, ainsi que de l’espoir que la Cour suprême confirme la légalité des droits de douane imposés par l’administration américaine. Un verdict pourrait être rendu dès le 9 janvier.

Malgré le renforcement du dollar, les analystes du Financial Times restent optimistes quant à l’avenir de l’or. Ils prévoient un prix de 4 610 dollars l’once (soit une augmentation de 4 % par rapport aux niveaux actuels) d’ici la fin de 2026, soutenu par les achats continus des banques centrales. La Banque populaire de Chine (PBoC) a d’ailleurs augmenté ses réserves d’or pour le 14e mois consécutif, ajoutant 1,35 million d’onces à ses avoirs.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.