Publié le 1er juillet 2026. Les États-Unis exercent un contrôle renforcé sur le pétrole vénézuélien, annonçant une saisie de pétroliers et imposant des conditions strictes à la vente du brut, suscitant des tensions avec Caracas et des inquiétudes internationales.
- Washington entend contrôler « indéfiniment » la commercialisation du pétrole vénézuélien.
- Deux pétroliers, dont un battant pavillon russe, ont été interceptés par les autorités américaines.
- PDVSA, la compagnie pétrolière vénézuélienne, est en négociations avec les États-Unis pour la vente de pétrole.
Les États-Unis ont annoncé ce mercredi le contrôle de la commercialisation du pétrole vénézuélien, une décision qui intervient après l’annonce de la saisie de deux pétroliers en Atlantique Nord et dans les Caraïbes. L’un de ces navires, selon Moscou, naviguait sous pavillon russe, tandis que Washington le décrit comme « apatride ». L’autre transportait du pétrole brut sanctionné.
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a affirmé que les décisions du Venezuela seraient « dictées » par Washington. Une affirmation rejetée par la présidente par intérim vénézuélienne, Delcy Rodríguez.
Selon les termes de l’accord en cours de négociation, PDVSA (Petróleos de Venezuela, S.A.), la compagnie pétrolière publique vénézuélienne, est en discussions avec les États-Unis pour la vente de volumes de pétrole. L’entreprise dispose déjà d’un accord avec la multinationale américaine Chevron pour l’extraction et la vente de pétrole.
Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, avait précédemment déclaré que Washington contrôlerait les ventes de pétrole « indéfiniment ». Donald Trump a également précisé que le Venezuela ne pourra acquérir des produits américains qu’en utilisant les revenus générés par ces ventes.
Mardi, Trump avait annoncé que le gouvernement intérimaire de Delcy Rodríguez s’engageait à livrer jusqu’à 50 millions de barils de pétrole (environ 7,9 millions de mètres cubes) à vendre sous le contrôle de Washington. Le secrétaire d’État, Marco Rubio, a défendu cette approche devant le Congrès, affirmant que Washington « n’improvise pas » et que Caracas avait déjà sollicité l’inclusion du pétrole brut saisi dans les Caraïbes dans les négociations globales.
Les fonds issus de la vente du pétrole vénézuélien seront initialement déposés sur des comptes contrôlés par les États-Unis, dans des banques internationalement reconnues, afin de garantir la transparence et une distribution équitable, a précisé Karoline Leavitt. Elle a ajouté que ces fonds bénéficieront à la fois au peuple américain et au peuple vénézuélien.
Delcy Rodríguez a fermement contesté cette ingérence, affirmant que « le gouvernement du Venezuela gouverne notre pays. Il n’y a aucun agent extérieur qui gouverne le Venezuela ».
Donald Trump prévoit d’accueillir vendredi les sociétés pétrolières américaines à la Maison Blanche pour discuter de « l’immense opportunité » que représente le marché vénézuélien. Le secrétaire à l’Énergie a insisté sur le fait que Washington « ne vole le pétrole de personne ».
Selon une fiche d’information du ministère américain de l’Énergie, entre 30 et 50 millions de barils de pétrole brut sont actuellement stockés et prêts à être vendus. Une source pétrolière vénézuélienne, sous couvert d’anonymat, a indiqué à l’AFP qu’une levée partielle de certaines sanctions pourrait accompagner cet accord.
La Chine est actuellement le principal acheteur de pétrole vénézuélien, l’acquérant à prix réduit en raison des sanctions américaines et des difficultés logistiques. La nouvelle de ces développements a entraîné une légère baisse des prix du pétrole brut sur les marchés internationaux ce mercredi.
mg (afp)
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