Publié le 10 janvier 2026 04:49:00. Une étude récente au Royaume-Uni révèle que les conducteurs parcourant de faibles distances annuelles sont plus susceptibles de désactiver les systèmes d’assistance à la conduite, suscitant un débat sur la possibilité de rendre obligatoire l’utilisation de ces technologies pour améliorer la sécurité routière.
- Les conducteurs parcourant moins de 15 000 kilomètres par an sont plus enclins à désactiver les aides électroniques à la conduite.
- Une proportion significative de conducteurs (33 %) admet désactiver activement ces systèmes, pourtant conçus pour réduire les risques d’accident.
- Des modifications du code de la route sont envisagées pour interdire la désactivation des systèmes d’assistance considérés comme vitaux.
Les statistiques, souvent perçues comme arides, peuvent révéler des vérités fondamentales. C’est précisément ce qui se produit actuellement en ce qui concerne les systèmes d’assistance à la conduite. Si le sujet peut sembler technique, il touche en réalité un groupe spécifique d’automobilistes : ceux qui ne dépassent pas 15 000 kilomètres au volant chaque année. Une nouvelle approche, qui gagne du terrain en Écosse et dans le reste du Royaume-Uni, vise à adresser cette problématique.
Selon les données disponibles, les conducteurs occasionnels sont plus susceptibles de désactiver les aides électroniques intégrées à leur véhicule. Or, ce sont précisément ces automobilistes qui pourraient être tenus par la loi, à l’avenir, non seulement d’être équipés de ces assistants, mais aussi de les utiliser activement pendant leurs déplacements. Il ne s’agirait plus d’une option accessible via un menu, mais d’une composante obligatoire de la procédure de conduite. Le débat actuel porte sur une possible modification du code de la route, visant à interdire explicitement la désactivation des systèmes d’assistance considérés comme essentiels à la sécurité.
Une étude approfondie, menée auprès de 2 000 automobilistes, a mis en lumière des tendances préoccupantes. Les résultats indiquent que les conducteurs qui roulent peu ont tendance à moins utiliser les technologies de sécurité disponibles et sont plus enclins à les désactiver. Cette attitude est d’autant plus inquiétante que ces mêmes conducteurs pourraient être les plus susceptibles de bénéficier de l’assistance de ces systèmes.
Un tiers des conducteurs interrogés ont admis désactiver les aides à la conduite, et seulement un quart utilisent régulièrement des fonctions telles que le régulateur de vitesse ou le système d’alerte de collision. Parmi les systèmes les plus utilisés, on retrouve celui qui alerte en cas de dépassement de la limite de vitesse, adopté par 28 % des conducteurs qui en sont équipés. Le régulateur de vitesse est également populaire, avec 27 % d’utilisateurs réguliers, notamment pour les longs trajets.
Les experts soulignent que les systèmes d’assistance à la conduite peuvent être particulièrement bénéfiques pour les conducteurs qui roulent peu, car ils peuvent compenser un manque de pratique et de réactivité. Cependant, ces mêmes conducteurs sont souvent ceux qui se méfient le plus de ces technologies et qui préfèrent conserver un contrôle total sur leur véhicule. Les données révèlent également des différences significatives en fonction de l’âge et du sexe : les conducteurs âgés de 17 à 34 ans utilisent les systèmes d’assistance deux fois plus souvent que ceux de plus de 70 ans, et les hommes ont tendance à les utiliser plus que les femmes.
Les conducteurs qui parcourent plus de 15 000 kilomètres par an ont un rapport différent aux systèmes d’assistance, les utilisant plus fréquemment et les considérant comme un élément naturel de leur véhicule. Cette différence s’explique par le fait qu’ils passent plus de temps sur la route et sont donc plus susceptibles d’apprécier les avantages de ces technologies en termes de confort et de sécurité. L’étude souligne que les conducteurs occasionnels, qui roulent moins de 15 000 kilomètres par an, ont tendance à moins utiliser les assistants, voire à les désactiver, car ils ne les perçoivent pas comme une aide, mais comme une perturbation.
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