Des manifestants se sont rassemblés devant le State House et le bâtiment fédéral JFK à Boston pour dénoncer la mort d’une femme de 37 ans, Renée Nicole Good, abattue par un agent de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE). Les protestataires ont également exprimé leur inquiétude face à une dérive autoritaire de l’administration actuelle et à l’intervention américaine au Venezuela.
David Anick, 68 ans, a exprimé sa consternation face à la mort de Mme Good, qualifiant les actions de l’ICE de « cruauté et de chaos ». « Plus ces choses sont normalisées, moins nous avons de société libre », a-t-il déclaré, brandissant un drapeau arc-en-ciel orné du mot « PAIX ». Anick a également accusé les responsables politiques de diffuser de la désinformation sur l’incident, alimentant ainsi les manifestations à travers le pays.
À retenir
- La mort de Renée Nicole Good a déclenché des protestations contre les pratiques de l’ICE et une possible dérive autoritaire.
- Les manifestants ont également dénoncé l’intervention américaine au Venezuela.
- Des appels à une grève générale et à la fermeture du gouvernement ont été lancés.
Contexte
La manifestation du State House, organisée par Massachusetts Peace Action, une organisation à but non lucratif promouvant une politique étrangère américaine plus pacifique, s’est tenue une semaine après une opération militaire américaine au Venezuela visant à capturer le président Nicolás Maduro. Les manifestants ont également souligné l’importance de la solidarité entre les luttes internes et externes, comme l’a exprimé Ximena Hasbach, membre du Parti pour le Socialisme et la Libération : « Nos combats sont liés ».
Ce qui change
Brian Garvey, directeur exécutif de Massachusetts Peace Action, a estimé que la date limite du 30 janvier pour le financement fédéral pourrait être un moment décisif. Il a suggéré qu’il pourrait être temps d’exiger la démission de tous les élus et la fermeture du gouvernement fédéral, reconnaissant que cette mesure serait douloureuse. Dálida Rocha, directrice exécutive de Neighbour to Neighbour, a exhorté les participants à protéger leurs voisins vulnérables et à ne pas céder à la peur.
Prochaines étapes
Les manifestants ont prévu de continuer à se mobiliser et à surveiller l’application des lois en matière d’immigration, notamment par le biais du réseau communautaire LUCE. Pietra Adami, organisatrice du Groupe des femmes brésiliennes et membre de LUCE, a lu les noms de personnes tuées par les autorités fédérales de l’immigration, soulignant la nécessité de rendre hommage aux victimes et de poursuivre la lutte.
Vers 13h40, les manifestants ont défilé de State House à Downtown Crossing, puis vers le bâtiment fédéral JFK. David Fichter, 74 ans, de Cambridge, portait une fresque représentant une famille d’immigrants s’embrassant, affirmant que les immigrants avaient contribué à la construction du Massachusetts et de l’Amérique. « Nous ne pouvons pas traiter les gens comme s’ils ne faisaient pas partie de nous et comme si nous ne nous souciions pas d’eux », a-t-il déclaré.
Sur place, les manifestants scandaient « Lève-toi avec la libération ! » et « A bas la déportation ! », malgré le temps froid et nuageux. Un hélicoptère survolait la zone.
Cette histoire sera mise à jour.