Publié le 12 janvier 2026 à 03:21:00. Le chanteur Prashant Tamang, révélé par l’émission de télévision Indian Idol et récemment apparu dans la série Paatal Lok 2, est décédé subitement à l’âge de 43 ans, emporté par un arrêt cardiaque alors qu’il dormait. Sa disparition a suscité une vive émotion, notamment dans la communauté Gorkha dont il était devenu un symbole.
- Prashant Tamang, vainqueur de la saison 3 d’Indian Idol, est décédé d’un arrêt cardiaque soudain.
- L’arrêt cardiaque soudain pendant le sommeil est plus fréquent qu’on ne le pense et peut être dû à des problèmes cardiaques sous-jacents non diagnostiqués.
- Des facteurs tels que les ronflements, l’apnée du sommeil, le stress et les déséquilibres électrolytiques peuvent augmenter le risque d’arrêt cardiaque nocturne.
Prashant Tamang a été retrouvé inconscient à son domicile et transporté d’urgence à l’hôpital, où les médecins ont confirmé son décès. L’arrêt cardiaque soudain, qui se produit lorsque le cœur cesse brusquement de battre, est un phénomène complexe et souvent imprévisible. Selon le Dr Ranjan Shetty, cardiologue et directeur médical de l’hôpital Sparsh à Bangalore, « les personnes apparemment en bonne santé peuvent se coucher normalement et ne jamais se réveiller. La plupart d’entre elles ignorent une maladie cardiaque sous-jacente qui peut déclencher un arrêt cardiaque soudain ».
L’arrêt cardiaque soudain pendant le sommeil est particulièrement difficile à comprendre. Le corps, en phase de repos nocturne, entre dans un état parasympathique où la fréquence cardiaque ralentit. « Chaque fois que votre cœur bat, des signaux électriques le traversent. Pendant le sommeil, des changements dans ce schéma peuvent provoquer des battements cardiaques plus rapides ou plus lents, parfois conduisant à des arythmies graves, voire à un arrêt cardiaque », explique le Dr Shetty. Le risque est accru entre minuit et tôt le matin chez les personnes souffrant de troubles du rythme cardiaque préexistants.
D’autres facteurs peuvent également contribuer à augmenter le risque d’arrêt cardiaque pendant la nuit. L’apnée du sommeil, un trouble respiratoire caractérisé par des interruptions répétées de la respiration, entraîne une baisse du taux d’oxygène dans le sang, ce qui stresse le cœur et peut provoquer des arythmies. « De nombreuses personnes ronflent et ne savent même pas qu’elles souffrent d’apnée du sommeil non diagnostiquée », souligne le Dr Shetty. De même, une crise cardiaque silencieuse peut survenir pendant le sommeil, causée par la rupture d’une plaque d’athérome et la formation d’un caillot sanguin bloquant une artère coronaire.
Les déséquilibres électrolytiques, notamment un faible taux de potassium ou de magnésium (souvent liés à la déshydratation, à la consommation d’alcool ou à la prise de diurétiques), peuvent également déclencher des arythmies potentiellement mortelles. Le Dr Shetty met en garde : « C’est pourquoi la consommation d’alcool avant de dormir est déconseillée en raison de son potentiel perturbateur ». Enfin, le mode de vie stressant et les comorbidités, de plus en plus fréquentes chez les jeunes adultes, jouent un rôle important. L’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, le diabète, le stress chronique, le manque de sommeil et l’anxiété professionnelle contribuent à augmenter les hormones de stress, comme le cortisol et l’adrénaline, qui peuvent perturber le rythme cardiaque.
Pour réduire les risques d’arrêt cardiaque, le Dr Shetty recommande des examens de routine, notamment un bilan lipidique, une glycémie, une tension artérielle, un test d’effort (particulièrement important en cas d’antécédents familiaux), un électrocardiogramme et une échographie cardiaque. En cas d’anomalies, un Holter ECG (ECG portable sur 24 à 48 heures) ou un moniteur d’événements cardiaques peuvent être prescrits pour détecter les arythmies au cours des activités quotidiennes. « Ces examens permettent d’évaluer le risque et de le corriger avec des médicaments si nécessaire », conclut le Dr Shetty.