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Divertissement

Un coup après l’autre

Publié le 12 janvier 2026 à 09h40. Alors que la saison des cérémonies de remise de prix bat son plein, un observateur du cinéma, submergé par le contraste entre le faste hollywoodien et les réalités sombres du monde,…

Un coup après l’autre

Publié le 12 janvier 2026 à 09h40. Alors que la saison des cérémonies de remise de prix bat son plein, un observateur du cinéma, submergé par le contraste entre le faste hollywoodien et les réalités sombres du monde, exprime son désenchantement face à une industrie qu’il juge déconnectée des préoccupations urgentes.

La période des récompenses cinématographiques a débuté, et avec elle, un sentiment croissant de lassitude. Après un mois passé à se concentrer sur les exigences de ses études, l’auteur se tourne vers l’actualité internationale, notamment via CNN et les podcasts de la BBC (disponibles sur Spotify), pour se distraire. Mais même ces sources d’information finissent par lasser, le conduisant à chercher un répit dans des divertissements plus légers, comme des émissions de variétés ou les comptes Twitter tels que Pop Crave, ce qui ne fait qu’accentuer son malaise.

Grand admirateur de Paul Thomas Anderson, l’auteur exprime son affection pour l’univers singulier du réalisateur et la chaleur de son regard. Il regrette que le talent de PTA ne soit pas toujours récompensé par des prix et espère que son dernier film connaîtra le succès et recevra enfin la reconnaissance qu’il mérite. Il se sent optimiste à ce sujet.

Cependant, le décalage entre le glamour des cérémonies et la réalité du monde est frappant. Les images incessantes de robes de célébrités, de fêtes somptueuses et de menus thématiques liés au cinéma suscitent un sentiment d’inconfort. L’auteur se rappelle avoir récemment visionné des scènes de bombardements d’hôpitaux, entendu les cris de manifestants réclamant la liberté et vu le corps d’une femme gisant sur le siège conducteur, victime de tirs policiers.

Les personnalités du cinéma multiplient les appels à « Sauver le cinéma ! Sauver les salles ! », tout en se contentant de quelques déclarations sur la situation à Gaza, avant de retourner à leurs verres de martini. Certains se montrent encore moins engagés. Mais au-delà des critiques sur internet, rien ne semble entraver leur train de vie privilégié.

Elles continuent de parader sur les tapis rouges, vêtues de créations Dolce & Gabbana, chaussées de Jimmy Choo et portant des sacs The Row. Elles arborent des costumes Valentino et des chaussures Bottega Veneta, tout en finançant discrètement des projets en Israël.

L’auteur se demande si l’industrie cinématographique sera capable de continuer à convaincre le public de sa valeur artistique. Les appels désespérés des célébrités à sauver le cinéma ne suffiront pas à ressusciter les salles vides. Les spectateurs ne dépenseront leur argent pour aller au cinéma que s’ils en ont les moyens et le temps. Les yachts, les hôtels en Israël et les flux financiers vers les marchands d’armes ne feront qu’accélérer la mort du cinéma. Combien de temps encore les artistes supplieront-ils le public d’aller voir leurs films ? Leurs lamentations, prononcées avec la voix pâteuse et dans un nuage de fumée, risquent de tomber dans l’oreille d’un sourd.

Los Angeles et Chungmuro (le quartier du cinéma coréen) ne sont pas les seuls endroits où se trouvent des salles de cinéma. Le Venezuela, Gaza, San Francisco et tous les lieux où le cinéma est en train de mourir abritent des spectateurs, les véritables propriétaires du septième art. Il est difficile de croire que des artistes puissent se permettre de tels écarts de conduite.

Le film <One Battle Another After> aborde frontalement les thèmes de la corruption, de la réaction et de la révolution. Mais l’auteur souligne l’ironie de la situation : Leonardo DiCaprio, acteur principal et producteur clé du film, investit dans des hôtels en Israël et collectionne des yachts. De même, les tendances sionistes de Jonny Greenwood, collaborateur de longue date de Paul Thomas Anderson, sont bien connues. Il se demande donc si leurs appels à la révolution peuvent être pris au sérieux. Il s’interroge sur la légitimité de Paul Thomas Anderson et de DiCaprio pour se moquer de l’Holocauste.

Les professeurs de cinéma et les conférenciers invités répètent souvent : « Aujourd’hui, n’importe qui peut filmer un film avec un iPhone. Si vous avez l’envie, vous pouvez le faire. » L’auteur conclut en lançant un défi aux professionnels du cinéma, alors que la saison des Golden Globes bat son plein : si l’absence d’investissements, d’acteurs ou de succès commercial est un obstacle, alors il est temps de saisir un iPhone et de se lancer.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.