Publié le 12 janvier 2026 10h58. Le premier décès lié au hantavirus a été confirmé à Mar del Plata, alertant les autorités sanitaires sur la prolifération de rongeurs et la nécessité de renforcer les mesures de prévention, notamment l’élimination des micro-décharges sauvages.
- Un homme est décédé des suites d’une infection au hantavirus à Mar del Plata.
- Les micro-décharges sauvages sont identifiées comme un facteur favorisant la reproduction des rongeurs, vecteurs de la maladie.
- Les autorités recommandent une lutte active contre les rongeurs et le respect de mesures d’hygiène strictes.
Suite à la confirmation du premier décès lié au hantavirus à Mar del Plata, Pablo Alia, responsable du service de zoonoses de la ville, a mis en garde contre le rôle des micro-décharges sauvages dans la propagation de la maladie. Ces amas de déchets constituent un environnement idéal pour la prolifération des rongeurs, qui transmettent le virus par leur urine, leurs excréments et leur salive.
Bien que le hantavirus soit généralement associé aux zones rurales ou semi-rurales, M. Alia a souligné que la ville n’est pas à l’abri. Il a précisé avoir été alerté fin décembre concernant un cas suspect, qui a ensuite été confirmé, entraînant le décès de l’homme. La victime avait été admise à l’Hôpital Interzonal dans un état critique, souffrant d’une grave atteinte cardiorespiratoire.
Cet événement a déclenché une mobilisation au niveau national. Cependant, M. Alia a insisté sur la nécessité d’une approche pragmatique :
« Plus que de s’inquiéter, il faut se concentrer sur la lutte contre les rongeurs et les nuisibles. »
Pablo Alia, responsable du service de zoonoses
Les autorités sanitaires ont immédiatement mis en place des mesures préventives, notamment dans la région des Sierras de los Padres où résidait la victime. Ces mesures comprennent le débroussaillage des terrains vagues, la sensibilisation de la population à l’importance de maintenir l’herbe courte, la dératisation et la désinfection des habitations, en particulier des zones de stockage des aliments.
M. Alia a également insisté sur l’importance de porter des équipements de protection appropriés lors du nettoyage des zones potentiellement contaminées :
« Le nettoyage doit être effectué non seulement avec des gants, mais aussi avec des masques, car il s’agit d’une maladie qui se transmet par les aérosols émis par les sécrétions des rongeurs, à la fois dans l’urine, les matières fécales et la salive. »
Pablo Alia, responsable du service de zoonoses
Concernant la prolifération des micro-décharges sauvages à Mar del Plata, M. Alia a réaffirmé leur rôle dans la reproduction des rongeurs, appelant les citoyens à une plus grande vigilance. Il a cependant apporté une nuance :
« Ce type de pathologie survient en milieu sauvage ou semi-rural, mais nous ne sommes pas exemptés. Avec des réglementations ou des mesures préventives, il suffit de prévenir. »
Pablo Alia, responsable du service de zoonoses
Interrogé sur la dengue et la présence du moustique Aedes aegypti, M. Alia a indiqué qu’aucune épidémie n’avait été détectée ni l’année dernière, ni cette année. Des prélèvements de larves sont régulièrement effectués dans différents quartiers de la ville, mais aucun spécimen porteur du virus n’a été identifié. Il a toutefois souligné la nécessité de maintenir une vigilance constante.