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Un chirurgien esthétique berlinois a-t-il opéré devant le bureau des impôts ?

Une chirurgienne esthétique berlinoise et un ancien procureur sont jugés pour fraude fiscale et violation du secret professionnel. L'accusation porte sur plus de 127 000 euros d'impôts éludés, avec des dépenses somptuaires financées par des revenus dissimulés. Le…

Un chirurgien esthétique berlinois a-t-il opéré devant le bureau des impôts ?

Une chirurgienne esthétique berlinoise et un ancien procureur sont jugés pour fraude fiscale et violation du secret professionnel. L’accusation porte sur plus de 127 000 euros d’impôts éludés, avec des dépenses somptuaires financées par des revenus dissimulés.

Le procès a débuté lundi à Berlin et concerne B., 48 ans, chirurgienne spécialisée en chirurgie plastique et esthétique, ainsi que E., 65 ans, un avocat à la retraite qui a précédemment exercé en tant que procureur. Selon l’acte d’accusation, la médecin aurait perçu 341 000 euros en espèces pour ses prestations médicales, qu’elle aurait ensuite confiés à son ex-compagnon, E., afin d’éviter de les déclarer aux impôts.

L’argent aurait été utilisé pour financer des voyages, des visites dans des établissements de prostitution et l’achat de drogues, selon l’accusation. E. aurait ensuite reversé les sommes à B., créant ainsi un flux d’argent apparemment légal. Le procureur est également accusé d’avoir violé le secret professionnel en accédant aux données d’un système de stockage interne de la justice berlinoise concernant un suspect d’agression sexuelle.

Les deux accusés nient en bloc les faits qui leur sont reprochés. E. affirme que les accusations sont infondées et qu’il s’agit d’une tentative de se débarrasser de lui, car il était perçu comme un élément perturbateur. Il explique que son ancienne partenaire disposait toujours de suffisamment d’argent liquide au cabinet pour éviter de devoir se rendre à un distributeur automatique, et que cela n’a aucun lien avec une éventuelle fraude fiscale.

B., de son côté, soutient que tous les revenus ont été enregistrés dans le système informatique du cabinet, et qu’une erreur de saisie par une infirmière a empêché l’envoi complet des chiffres au service des impôts.

La suite du procès est prévue pour le 19 janvier.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.