L’approbation imminente d’un projet d’ambassade chinoise à Londres suscite de vives inquiétudes quant à la sécurité nationale, après la découverte de structures souterraines potentiellement dédiées à l’espionnage. Des révélations récentes mettent en lumière la présence d’une salle secrète sous le site envisagé, alimentant les critiques envers le gouvernement britannique.
Selon des documents récemment déclassifiés, une chambre triangulaire d’environ 40 mètres de diamètre et 3 mètres de profondeur a été identifiée sous l’ancien bâtiment de la Royal Mint, dans l’est de Londres. Sa proximité avec un câble de communication essentiel reliant les principaux centres financiers de la capitale britannique est particulièrement préoccupante. Des systèmes d’extraction d’air, susceptibles de servir à refroidir des équipements informatiques sophistiqués, ont également été détectés, suggérant une fonction autre que diplomatique.
Au-delà de cette salle principale, 208 autres espaces souterrains non identifiés ont été répertoriés sous la future ambassade, alimentant les craintes d’un réseau plus vaste dédié à des activités potentiellement illicites. Ces découvertes interviennent alors que le Premier ministre s’apprête à annoncer l’approbation du projet, suscitant une levée de boucliers au sein de l’opposition.
Dame Priti Patel, ancienne ministre de l’Intérieur, a dénoncé cette décision, qualifiant le projet d’« super-ambassade d’espionnage » au cœur de la capitale. « Ces dernières révélations sont une raison supplémentaire de rejeter ce sinistre projet chinois », a-t-elle déclaré au Daily Express. « Keir Starmer est trop faible pour tenir tête à la Chine et se prosterne devant Xi Jinping à chaque occasion, même si cela implique de mettre en danger la sécurité de la Grande-Bretagne. »
Neuf députés ont également exprimé leurs préoccupations en matière de sécurité dans une lettre adressée à Steve Reed, secrétaire d’État aux Communautés. Ils mettent en garde contre une possible « intensification de l’intimidation » à l’encontre des dissidents, citant « les récents antécédents d’espionnage chinois, d’activités d’ingérence et d’émission de primes contre les Hongkongais basés au Royaume-Uni ». Sarah Champion, membre de la commission parlementaire mixte sur la stratégie de sécurité nationale, souligne que les inquiétudes soulevées sont « importantes et non résolues ».
L’annonce de l’approbation de l’ambassade devrait précéder le voyage du Premier ministre en Chine, sa première visite depuis celle de Theresa May en 2018. Des députés de tous bords politiques continuent d’appeler le gouvernement à reconsidérer cette demande, invoquant des risques majeurs pour la sécurité nationale et l’économie britannique.
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