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Hypocrisie des dix commandements – Baptist News Global

by Antoine Girard

Publié le 13 janvier 2026 16:14:00. Une loi texane obligeant l’affichage des Dix Commandements dans les écoles publiques est remise en question, non pas sur sa constitutionnalité, mais sur la cohérence entre les valeurs qu’elle prétend incarner et la politique étrangère américaine récente.

  • Le Texas a adopté une loi exigeant l’affichage des Dix Commandements dans les salles de classe des écoles publiques.
  • Un critique souligne que les actions récentes des États-Unis, notamment concernant le Venezuela, contredisent les principes fondamentaux de ces commandements.
  • L’auteur remet en question l’idée que les États-Unis ont historiquement agi en conformité avec les préceptes moraux des Dix Commandements.

La décision du Texas d’imposer l’affichage des Dix Commandements dans les écoles publiques, justifiée par leur importance historique et morale pour le pays, suscite une controverse qui dépasse les débats constitutionnels habituels. Le procureur général du Texas, Ken Paxton, a affirmé que ces commandements sont « irrévocablement liés à l’héritage juridique, moral et historique de l’Amérique ». Cependant, un observateur basé en Caroline du Nord estime que les actions récentes de la politique étrangère américaine mettent à mal cette affirmation.

L’argument central de cette critique repose sur l’examen de plusieurs commandements à la lumière d’événements récents. Le sixième commandement, qui interdit le meurtre, est mis en avant en référence aux victimes civiles lors des tensions avec le Venezuela, où des dizaines de personnes ont péri lors d’affrontements et de frappes contre des embarcations.

« Pouvons-nous honnêtement affirmer que le commandement « Vous ne devez pas assassiner » est irrévocablement lié à l’héritage moral de l’Amérique ? »

GR George, Burlington, Caroline du Nord

L’auteur élargit cette interrogation aux interventions militaires américaines passées, notamment en Irak, soulevant des doutes sur la cohérence entre les valeurs affichées et les réalités sur le terrain.

Le neuvième commandement, qui condamne le faux témoignage, est également pointé du doigt. L’administration américaine a accusé le Venezuela d’être responsable du trafic de fentanyl vers les États-Unis, des allégations qui, selon plusieurs sources, manquent de preuves solides. Une analyse du Cato Institute qualifie même cette approche de « pari incohérent et nouvel échec dans la guerre contre la drogue ». L’auteur établit un parallèle avec les accusations infondées concernant les armes de destruction massive en Irak.

Enfin, les dixième et huitième commandements, interdisant respectivement la convoitise et le vol, sont évoqués en lien avec les ambitions de Donald Trump concernant les ressources pétrolières du Venezuela. L’ancien président aurait ouvertement exprimé son intention de s’approprier le contrôle de ces réserves au profit d’entreprises américaines, une volonté qu’il a réaffirmée. Le New York Times rapportait déjà cette intention en janvier 2026.

En conclusion, l’auteur estime que l’argumentaire des nationalistes chrétiens texans, qui présente les États-Unis comme un pays historiquement fidèle aux Dix Commandements, est fallacieux. Il doute également de la sincérité de ceux qui prônent l’affichage de ces commandements dans les écoles, suggérant qu’ils n’ont pas l’intention d’encourager une analyse critique de la politique étrangère américaine à l’aune de ces principes moraux. L’initiative apparaît ainsi comme une façade, promouvant une image idéalisée du pays tout en ignorant les contradictions de sa conduite actuelle.

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