Publié le 14 janvier 2026 à 01:11:00. Le gouvernement espagnol a annoncé son intention de mener une enquête approfondie sur les accusations de harcèlement et d’agressions sexuelles portées contre le chanteur Julio Iglesias par deux anciennes employées, réaffirmant ainsi sa politique de tolérance zéro face à l’impunité.
- Deux anciennes employées de Julio Iglesias l’accusent de harcèlement et d’agressions sexuelles remontant à 2021.
- Le gouvernement espagnol s’engage à poursuivre l’enquête et à ne pas ignorer ces allégations.
- L’affaire suscite une vive polémique en Espagne, avec des soutiens et des critiques envers le chanteur.
Madrid s’est engagé à ne pas “détourner le regard” face aux accusations de harcèlement et d’agressions sexuelles visant Julio Iglesias, a déclaré Elma Saiz, porte-parole du gouvernement et ministre de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et de la Migration. Cette annonce intervient après la publication d’une enquête menée conjointement par le journal numérique Eldiario.es et la chaîne de télévision américaine Univisión Noticias.
Selon cette enquête, deux femmes d’origine latino-américaine, l’une ayant travaillé comme employée de maison et l’autre comme physiothérapeute pour Julio Iglesias, affirment avoir été victimes de harcèlement et d’agressions sexuelles en 2021. Les faits se seraient déroulés dans les résidences du chanteur en République dominicaine, aux Bahamas et en Espagne.
Jusqu’à présent, Julio Iglesias n’a pas réagi publiquement à ces accusations, alimentant une controverse croissante sur les réseaux sociaux et dans les médias. L’affaire a rapidement divisé l’opinion publique espagnole.
La ministre de l’Égalité, Ana Redondo, a souligné l’importance de faire la lumière sur ces allégations. Cependant, la présidente de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, du Parti populaire conservateur, a pris publiquement position en faveur du chanteur.
« Les femmes violées et agressées sont en Iran, avec le silence complice de l’ultra-gauche. La Communauté de Madrid ne contribuera jamais au discrédit des artistes et encore moins à celui du chanteur le plus universel de tous : Julio Iglesias. »
Isabel Díaz Ayuso, Présidente de la Communauté de Madrid
Cette déclaration a suscité de vives réactions, notamment de la part de Sira Rego, ministre de la Jeunesse et de l’Enfance, issue d’Izquierda Unida, qui a dénoncé un “machisme répugnant” et une volonté de protéger les “puissants blancs” au détriment des femmes et des travailleurs.
Le Parquet près le Tribunal National a ouvert une enquête préliminaire le 5 janvier afin d’évaluer la portée des accusations et de déterminer si le Tribunal National est compétent pour mener les investigations. L’issue de cette procédure reste incertaine, mais le gouvernement espagnol a clairement indiqué qu’il ne tolérera aucune forme d’impunité dans cette affaire.
gs (efe, Reuters)
À ne pas manquer
