La croissance économique américaine, plus robuste que prévu, est alimentée par les investissements massifs dans l’intelligence artificielle, et non par les politiques de l’administration actuelle, selon les dernières analyses. Cette dynamique contraste avec les difficultés rencontrées par le yen, fragilisé par l’inaction de la Banque du Japon.
JP Morgan estime que les efforts de la Maison Blanche pour freiner l’inflation pourraient avoir l’effet inverse, entraînant une accélération des prix et une hausse des taux d’intérêt. Une prévision vivement contestée par Donald Trump, qui accuse Jamie Dimon, le PDG de JP Morgan, de vouloir maintenir des taux élevés pour favoriser les profits de sa banque. Il a également critiqué Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale, le qualifiant de « mauvaise personne » et l’accusant de freiner la prospérité économique américaine.
Malgré ces divergences d’opinions, les perspectives économiques américaines s’améliorent. La Banque mondiale a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour 2025, passant de 1,4 % à 2,1 %, et pour 2026, de 1,6 % à 2,2 %. Cette résilience, souligne l’institution, est notable face aux droits de douane en vigueur. La croissance du PIB, actuellement estimée entre 2,6 et 2,7 %, dépasse largement l’objectif de 2 %.
Cependant, un ralentissement du marché du travail pourrait inciter la Réserve fédérale à réduire son taux directeur, passant de 4,5 % à 3,75 % en 2025. Les responsables du FOMC (Federal Open Market Committee) estiment néanmoins que la politique monétaire actuelle est appropriée et prévoient de maintenir une pause dans le cycle de taux.
Parallèlement, le yen continue de perdre du terrain. Les investisseurs anticipent une dissolution du Parlement japonais et de nouvelles élections dès février, ce qui a entraîné une hausse de la devise à son plus haut niveau depuis 18 mois, revenant dans la zone où des interventions monétaires pourraient être envisagées. Plus le Parti libéral-démocrate sera fort, plus les chances d’un plan de relance budgétaire seront élevées. Le gouvernement pourrait également exercer des pressions sur la banque centrale pour éviter une hausse des taux d’intérêt, ce qui augmenterait le coût de la dette publique.
Dans ce contexte, les déclarations de Kazuo Ueda, gouverneur de la Banque du Japon, concernant la poursuite de la normalisation de la politique monétaire, tout en respectant les conditions préalables établies par l’institution, apparaissent justifiées. Les investisseurs ne s’attendent pas à une hausse des taux avant juin, ce qui, combiné à la pause prolongée de la Fed, pourrait favoriser une appréciation du dollar face au yen (USD/JPY).
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