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Ils ont demandé le mépris de l’Argentine et le gouvernement fera appel

Publié le 16 janvier 2024. Des créanciers d'YPF ont déposé ce jeudi devant un tribunal de New York une demande de sanctions sévères contre l'Argentine, l'accusant d'avoir délibérément entravé la procédure judiciaire dans le cadre d'un litige de…

Ils ont demandé le mépris de l’Argentine et le gouvernement fera appel

Publié le 16 janvier 2024. Des créanciers d’YPF ont déposé ce jeudi devant un tribunal de New York une demande de sanctions sévères contre l’Argentine, l’accusant d’avoir délibérément entravé la procédure judiciaire dans le cadre d’un litige de plus de 16 milliards de dollars américains (environ 14,7 milliards d’euros).

  • Les plaignants, Petersen et Eton Park, réclament une déclaration d’outrage contre l’Argentine pour l’expropriation de la compagnie pétrolière YPF en 2012.
  • Ils demandent des sanctions financières potentiellement lourdes, incluant une amende d’au moins un million de dollars par jour de non-conformité.
  • Le tribunal devra décider si l’Argentine a manqué à son obligation de coopérer en ne fournissant pas l’accès à des communications internes, notamment des échanges WhatsApp et des courriels.

La demande de sanctions, déposée devant la juge Loretta Preska, fait suite à une enquête ordonnée par le tribunal concernant l’accès aux courriels et aux messages WhatsApp de responsables tels que Luis Caputo et de l’équipe de Sergio Massa. Les plaignants estiment que l’Argentine n’a pas respecté cette ordonnance, ce qui justifie, selon eux, une sanction pour outrage au tribunal.

En plus de la déclaration d’outrage, les créanciers réclament une astreinte d’au moins un million de dollars par jour, payable au tribunal tant que le non-respect persisterait. Ils insistent également sur le fait que l’Argentine ne peut pas prétendre que des entités publiques comme la Banque centrale, Banco Nación, YPF et Aerolíneas Argentinas ne font pas partie de l’État.

Les plaignants souhaitent que le tribunal examine les communications via WhatsApp, courriel et autres canaux, afin d’établir le statut de YPF et d’autres organisations impliquées. Ils anticipent que l’Argentine pourrait invoquer des difficultés d’accès à ces communications et, dans ce cas, demandent à ce que des témoins soient appelés à témoigner, y compris des fonctionnaires.

Par ailleurs, ils demandent à l’Argentine de prendre en charge les frais juridiques et les dépens engagés par les plaignants dans le cadre de cette procédure. Le gouvernement argentin avait déjà critiqué cette demande, la qualifiant d’“inhabituelle et disproportionnée”.

La défense argentine présentera sa réponse le 19 février, et les plaignants auront jusqu’au 5 mars pour y répondre. La décision de la juge Preska, quant à savoir si elle déclarera l’Argentine coupable d’outrage, est attendue à l’issue des audiences prévues les 23 et 24 de ce mois.

Une décision favorable aux plaignants pourrait avoir des conséquences économiques et financières importantes pour l’Argentine, allant au-delà des sanctions financières et pouvant compliquer ses relations commerciales.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.