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Démontre l’efficacité d’un médicament courant pour contrôler les personnes souffrant d’asthme sévère

Publié le 16 janvier 2026 09h37. Une équipe de recherche malaguène ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques pour l'asthme, en revisitant l'utilisation d'une classe de médicaments déjà connue pour traiter une autre pathologie respiratoire. Des médicaments inhalés, les antagonistes…

Démontre l’efficacité d’un médicament courant pour contrôler les personnes souffrant d’asthme sévère

Publié le 16 janvier 2026 09h37. Une équipe de recherche malaguène ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques pour l’asthme, en revisitant l’utilisation d’une classe de médicaments déjà connue pour traiter une autre pathologie respiratoire.

  • Des médicaments inhalés, les antagonistes muscariniques à action prolongée (LAMA), pourraient devenir un traitement de première intention pour l’asthme difficile à contrôler.
  • L’étude suggère que les LAMA ne se limitent pas à dilater les bronches, mais possèdent également des propriétés anti-inflammatoires.
  • Les chercheurs plaident pour une approche plus personnalisée du traitement de l’asthme, en identifiant les patients qui pourraient bénéficier le plus de ces médicaments.

Des chercheurs de l’Université de Málaga (UMA), de la Plateforme IBIMA BIONAND et de l’Hôpital Régional Universitaire de Malaga ont publié des travaux significatifs dans le domaine de l’allergie et de l’immunologie clinique. Cette étude, coordonnée par l’équipe du Dr Ibon Eguíluz et avec la participation importante du professeur María José Torres Jaén, remet en question les conceptions établies sur le traitement de l’asthme, une maladie respiratoire qui touche des millions de personnes à travers le monde.

Jusqu’à présent, les antagonistes muscariniques à action prolongée (LAMA) étaient principalement utilisés pour traiter la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Ces médicaments inhalés agissent en relaxant les muscles des voies respiratoires, facilitant ainsi la respiration. Cependant, les recherches menées à Malaga révèlent une facette insoupçonnée de ces molécules.

« Traditionnellement, on les considérait uniquement comme des bronchodilatateurs, c’est-à-dire des médicaments qui aident à mieux respirer en ouvrant les voies respiratoires. Mais nous savons désormais qu’ils ont également des effets anti-inflammatoires et peuvent prévenir la détérioration du tissu pulmonaire »

Chercheurs de l’Université de Málaga

Cette découverte est particulièrement encourageante pour les patients souffrant d’asthme sévère, dont la maladie résiste aux traitements conventionnels. Les LAMA pourraient ainsi constituer une alternative intéressante, et moins coûteuse, aux médicaments biologiques, souvent réservés aux cas les plus complexes.

L’asthme est une maladie hétérogène, et la réponse aux traitements standards – corticostéroïdes inhalés et bronchodilatateurs à action prolongée – varie considérablement d’un patient à l’autre. L’étude malaguène propose donc une approche plus ciblée, en identifiant les profils de patients susceptibles de bénéficier le plus des LAMA.

Les chercheurs soulignent l’importance d’une médecine personnalisée, adaptée aux spécificités de chaque individu. Ils ont notamment observé que l’efficacité des LAMA pourrait être accrue chez les personnes âgées, en raison de modifications liées à l’âge dans le système nerveux pulmonaire. De même, ces médicaments pourraient s’avérer utiles chez les patients produisant une quantité excessive de mucus, ou chez ceux dont les crises d’asthme sont déclenchées par des infections virales.

Des bénéfices ont également été identifiés chez les patients présentant des obstructions spécifiques des voies respiratoires centrales, ainsi que chez ceux atteints d’asthme non allergique, une forme de la maladie généralement moins réactive aux traitements habituels.

« Identifier les patients qui bénéficient le plus du LAMA nous rapproche d’un traitement beaucoup plus efficace et personnalisé. Ces connaissances nous permettront d’optimiser les thérapies, d’améliorer la qualité de vie de nos patients et, potentiellement, de retarder le recours à des médicaments biologiques dans certains cas »

Professeur María José Torres Jaén, Université de Málaga

Les résultats de cette étude ouvrent la voie à de nouvelles recherches visant à affiner la sélection des patients qui pourraient tirer profit de cette approche thérapeutique innovante.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.