Une fausse médecin et son fils ont été interpellés à Burgos pour avoir escroqué au moins dix personnes souffrant de problèmes de santé physique ou psychologique. Ils proposaient des traitements inexistants et surfacturés, accumulant près de 177 000 euros de fraudes depuis 2015, selon une enquête de la Garde civile.
L’enquête, baptisée « Adabur », a révélé que la femme, sans aucune qualification médicale, et son fils agissaient de concert pour abuser de la vulnérabilité de leurs victimes. La mère établissait le premier contact, se présentant parfois comme une spécialiste en neurologie, neurochirurgie, neurophysiologie clinique et diagnostique, en invoquant un numéro d’adhésion à l’American Medical Association qu’elle était incapable de justifier. Le fils, quant à lui, préparait et expédiait les traitements, tout en percevant les paiements.
Les victimes, originaires des Asturies, de Burgos (2), du Guipuscoa (2) et de Valence, ont déboursé plus de 48 400 euros pour des soins qui se sont avérés inefficaces, voire préjudiciables. La Garde civile estime que le nombre réel de victimes pourrait être bien plus élevé et l’enquête reste ouverte.
L’escroquerie ne se limitait pas aux traitements médicaux. Le duo était également impliqué dans un commerce illégal d’animaux de compagnie, où quatre acheteurs ont été lésés, certains ayant subi des pertes financières liées à des dettes ou des dommages. Deux autres victimes sont une clinique vétérinaire et un vétérinaire agréé, spoliés de leurs honoraires suite à la falsification d’ordonnances et à l’usurpation d’identité.
Les enquêteurs ont découvert que les fraudeurs utilisaient plusieurs pseudonymes pour masquer leurs activités depuis 2015. « Combiner » servait de nom dans le domaine médical, « Célia » pour la vente de chiens, et « Israël » pour se faire passer pour un vétérinaire et falsifier des ordonnances afin d’obtenir des médicaments tels que des antibiotiques, des collyres, des anti-inflammatoires et des vaccins.
L’analyse des relevés bancaires du fils, supervisé par la Garde civile, a mis en évidence des revenus de près de 285 000 euros sur les sept dernières années, en dépit de l’absence d’activité professionnelle légale de la part de la mère et du fils. L’écoute téléphonique a confirmé que ces revenus provenaient de la fraude, touchant les domaines de la médecine, de la vente de chiens et de la médecine vétérinaire.
L’opération a été menée par la zone d’enquête du poste principal d’Alfoz de Burgos, sous la direction du Tribunal d’Instruction n°3 de Burgos.
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