Publié le 16 janvier 2026 à 15h52. Le tribunal administratif régional du Latium a annulé l’ordre d’abattage de deux sangliers, Naso et Rosino, après une bataille juridique menée par une association de protection animale, au nom du droit à la vie des animaux sensibles.
- Le Tribunal administratif régional (TAR) du Latium a annulé l’ordre d’abattage des sangliers Naso et Rosino.
- La décision reconnaît la valeur constitutionnelle de la protection animale et exige une évaluation individualisée avant toute mesure létale.
- L’absence de risque sanitaire concret, grâce aux mesures de biosécurité mises en place, a également motivé la décision.
Une victoire pour les défenseurs des animaux : Naso et Rosino, deux sangliers vivant depuis plusieurs années dans le jardin de Giordana Giranti à Bargagli, dans la province de Gênes, sont désormais en sécurité. L’ordonnance d’abattage, initialement motivée par la prévention de la peste porcine africaine, a été annulée par le TAR du Latium, confirmant une suspension déjà accordée par le TAR de Ligurie.
Le tribunal a rappelé l’importance de considérer les animaux comme des êtres sensibles, dotés d’une valeur intrinsèque. Il a souligné que l’abattage ne doit être envisagé qu’en dernier recours, après une évaluation rigoureuse et proportionnée de chaque situation individuelle. L’administration ne peut pas automatiser ces décisions ni les considérer comme une première réponse.
L’affaire avait débuté en juin 2024, lorsque les services vétérinaires de l’ASL 3 avaient notifié l’ordre d’abattage. Mme Giranti, avec le soutien du Refuge Miletta ETS et de son avocate, Angelita Caruocciolo, avait immédiatement fait appel au TAR, contestant la légitimité de cette mesure. Le Refuge Miletta avait renforcé les mesures de biosécurité, empêchant tout contact entre les sangliers et d’autres animaux, et réduisant ainsi le risque de propagation de la peste porcine africaine.
Naso et Rosino avaient trouvé refuge dans le jardin de Mme Giranti après avoir échappé à une chasse. Orphelins, ils s’étaient installés dans cet environnement, et Mme Giranti avait tenté, sans succès, d’obtenir de la région qu’ils soient reconnus comme animaux de compagnie.
Alessandra Motta, fondatrice et présidente du Refuge Miletta, a salué la décision de justice :
« Nous avons toujours veillé à ce que les institutions comprennent la nécessité de gérer tous les problèmes concernant les animaux, en particulier les sauvages, en partant de l’hypothèse que le droit à la vie est inaliénable et qu’il appartient à tout être sensible, au-delà des limites de notre espèce. C’est fini, de la seule bonne manière : Naso et Rosino sont en sécurité. La vie n’est pas négociable et que chaque être sensible mérite d’être protégé, sans exception ; et démontre que l’État de droit peut et doit choisir la protection de la vie, et non son élimination. »
Alessandra Motta, fondatrice et présidente du Refuge Miletta
L’affaire a été transférée du TAR de Ligurie au TAR du Latium en raison de la compétence du commissaire national chargé de la lutte contre la peste porcine africaine. La décision du TAR du Latium, rendue après une audience en novembre 2025, marque une étape importante dans la reconnaissance des droits des animaux en Italie.
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