Home SantéUn médecin de l’Alabama poursuivi en justice par d’anciens employés pour harcèlement sexuel, les obligeant à se raser les jambes

Un médecin de l’Alabama poursuivi en justice par d’anciens employés pour harcèlement sexuel, les obligeant à se raser les jambes

by Sophie Martin

Publié le 16 janvier 2026 18:44:00. Un médecin de Huntsville, dans l’Alabama, est accusé de harcèlement sexuel par deux anciennes employées, qui ont déposé une plainte pour violations des droits civils, alléguant un comportement inapproprié et des demandes à caractère sexuel sur son lieu de travail.

  • Le Dr Edward Witt, ainsi que ses sociétés ARC Healthcare LLC et QC Kinetix LLC, sont nommés dans la plainte.
  • Les plaignantes, identifiées sous les noms de Jane Doe et Mary May, affirment avoir été victimes de harcèlement entre septembre 2024 et juillet 2025.
  • Les accusations incluent des commentaires sur l’apparence physique, des demandes à caractère sexuel et des contacts physiques non désirés.

Deux anciennes employées du Dr Edward Witt ont porté plainte devant le tribunal du comté de Madison, accusant le médecin de harcèlement sexuel répété. Jane Doe et Mary May décrivent un environnement de travail toxique où le Dr Witt aurait régulièrement franchi les limites professionnelles, en se permettant des remarques et des gestes inappropriés.

Selon la plainte, entre septembre 2024 et juillet 2025, le Dr Witt avait « l’habitude d’être inapproprié et de outrepasser les limites des patients et des employés ». Les accusations sont précises : le Dr Witt aurait commenté l’apparence des patientes et aurait incité ses employées à consulter des sites de pornographie en ligne, notamment le site « OnlyFans », sur son ordinateur de bureau. Il aurait également partagé des détails intimes sur sa vie personnelle et son mariage avec ses employées.

Les plaignantes affirment avoir tenté d’éviter de se retrouver seules avec le Dr Witt, craignant que son comportement ne s’intensifie en l’absence de témoins. Elles rapportent également des contacts physiques non désirés, notamment des mains placées sur leurs cuisses, qui auraient évolué vers des demandes de se raser les jambes.

Un incident particulièrement troublant décrit dans la plainte remonte à l’automne 2024. Selon les documents, le Dr Witt aurait demandé à Jane Doe, assistante médicale, de l’aider pour un problème de dos dans son bureau, puis aurait baissé son pantalon et soulevé sa chemise. Il lui aurait ensuite demandé de se raser les poils de ses jambes et de ses mollets, la guidant même pour s’assurer qu’elle ne manquait aucune zone, et l’encourageant à se rapprocher de ses parties génitales. Après cet épisode, le Dr Witt aurait continué à avoir des contacts physiques non désirés avec Doe.

Craignant pour son emploi, Jane Doe n’aurait pas osé signaler les faits, estimant que sa plainte serait vaine face à la position dominante du Dr Witt au sein d’ARC Healthcare. Selon la plainte, le Dr Witt aurait continué à exiger que Doe se rase les jambes au moins une fois par mois jusqu’en avril 2025.

Mary May, embauchée en octobre 2023 en tant qu’administratrice de bureau puis affectée à des tâches de soins aux patients, aurait subi un harcèlement similaire, étant également contrainte de se raser les jambes. Jane Doe aurait même vu Mary May pleurer et vomir après l’un de ces incidents.

La plainte révèle également que le Dr Witt aurait passé de nombreux appels personnels sur le téléphone portable de Mary May en dehors des heures de travail, se montrant irrité si elle ne répondait pas. Un incident survenu en juin 2025, impliquant l’épouse du Dr Witt, a mis en lumière la situation. La femme du médecin aurait reproché à son mari d’avoir demandé à ses employées de se raser, ce qui a conduit Mary May à préciser qu’il s’agissait de ses jambes et non de sa barbe, révélant même avoir accidentellement coupé sa cuisse en effectuant cette tâche.

Le 9 juillet 2025, Jane Doe, Mary May et une autre employée auraient refusé de se retrouver seules avec le Dr Witt, en raison de son comportement jugé inapproprié. Le lendemain, le Dr Witt aurait mis fin aux contrats de travail de Doe et May par SMS, leur indiquant simplement que leurs services ne seraient plus requis.

Les deux femmes ont déposé une plainte auprès du tribunal de circuit du comté de Madison, invoquant des violations du Titre VII de la loi sur les droits civils de 1964. Elles ont également déposé une plainte auprès de la Commission pour l’égalité des chances en matière d’emploi (EEOC) et prévoient de modifier leur plainte une fois que les autorisations nécessaires leur auront été accordées.

La plainte accuse également ARC Healthcare LLC et QC Kinetix LLC de ne pas avoir pris les mesures appropriées pour prévenir ou remédier à la conduite présumée du Dr Witt, malgré leur connaissance ou leur obligation d’en avoir connaissance. Jane Doe et Mary May réclament des dommages-intérêts compensatoires et punitifs pour préjudice moral, angoisse émotionnelle, humiliation, manifestations physiques de stress, perte de revenus et autres préjudices.

Au 16 janvier 2026, aucune réponse à la plainte n’avait été déposée par les défendeurs.

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