Publié le 17 janvier 2024 14:35:00. Les autorités britanniques et canadiennes maintiennent la pression sur l’entreprise xAI d’Elon Musk concernant son chatbot Grok, malgré des mises à jour visant à limiter la génération d’images potentiellement préjudiciables. Les inquiétudes persistent quant à la capacité du système à produire du contenu explicite et non consensuel.
- La Grande-Bretagne et le Canada poursuivent leurs enquêtes réglementaires sur Grok, même après l’annonce de nouvelles garanties de contenu par xAI.
- xAI affirme avoir mis à jour Grok pour bloquer la création d’images sexualisées impliquant des personnes réelles et restreindre la génération de contenu illégal dans certaines juridictions.
- Des tests de Reuters ont démontré que Grok est toujours capable de générer des images sexualisées, y compris au Royaume-Uni.
Malgré les assurances de xAI, les régulateurs britanniques et canadiens ne relâchent pas leurs efforts pour examiner le chatbot Grok. L’Office of Communications (Ofcom), le régulateur des communications au Royaume-Uni, a confirmé que son enquête était toujours en cours. De son côté, un organisme de surveillance de la vie privée au Canada a étendu son investigation à X (anciennement Twitter) et à xAI.
xAI a récemment annoncé avoir implémenté des mises à jour pour limiter la production de contenu problématique. L’entreprise a déclaré avoir modifié Grok pour empêcher la création d’images représentant des individus réels dans des tenues suggestives et pour restreindre la génération d’images illégales, sans toutefois préciser les régions concernées par ces nouvelles limitations. Plus d’informations sur les mises à jour de Grok sont disponibles sur Dig.Watch.
Cependant, des tests menés par l’agence Reuters ont révélé que Grok restait capable de produire des images sexualisées, même sur le territoire britannique. Ni X ni xAI n’ont répondu aux sollicitations de Reuters concernant l’efficacité des modifications apportées. L’évolution de l’intelligence artificielle est un sujet de préoccupation croissante.
La pression internationale s’intensifie, avec des inquiétudes soulevées par des pays tels que la France, l’Inde et les Philippines. Liz Kendall, la secrétaire britannique à la Technologie, a souligné que la Loi sur la sécurité en ligne du Royaume-Uni fournit au gouvernement les outils nécessaires pour tenir les plateformes responsables des contenus nuisibles.
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