Publié le 18 janvier 2026. Van Rysel a dévoilé au salon Velofollies un concept de vélo électrique radicalement innovant, le FTP2, qui repousse les limites de la technologie et de la sécurité dans le monde du cyclisme, tout en suscitant un débat sur l’avenir de l’assistance électrique.
- Van Rysel présente un vélo électrique capable d’atteindre les 100 km/h, bien au-delà des limites réglementaires.
- La marque intègre des technologies de sécurité inspirées du monde de la moto, comme des matériaux anti-abrasion et des systèmes de micro-airbags.
- Un nouveau casque aérodynamique, le RC-R, promet des performances optimales sans nécessiter l’achat d’un modèle spécifique pour le contre-la-montre.
Le constructeur français Van Rysel a créé l’événement au salon Velofollies en présentant le FTP2, un vélo électrique au design audacieux et aux technologies avant-gardistes. Si l’esthétique provocatrice de ce modèle ne manquera pas de diviser, il met en lumière les orientations futures de la conception de vélos, avec une intégration croissante de l’électronique et une attention particulière portée à la sécurité.
L’une des caractéristiques les plus remarquables du FTP2 est son moteur Mahle M40, habituellement utilisé sur les VTT et limité à 32 km/h (20 mph) dans la plupart des pays. Van Rysel et Mahle ont collaboré pour permettre au cadre de supporter des vitesses allant jusqu’à 100 km/h (62 mph), et au moteur de propulser le vélo et son pilote à cette vitesse. Bien que Van Rysel se défende en précisant que ce modèle n’est pas destiné à la commercialisation, cette démonstration de force interroge sur les limites de la réglementation en matière de vélos électriques et sur la volonté des marques de les contourner.
Cette attitude contraste avec l’attention croissante portée à la sécurité des coureurs. Face à l’augmentation des vitesses moyennes et de la gravité des accidents, Van Rysel a travaillé avec les ateliers Jonathan & Fletcher pour intégrer des matériaux anti-abrasion et un rembourrage de protection conformes aux normes moto dans ses combinaisons. Parallèlement, le système de micro-airbag Aerobag, alimenté au CO2, devrait bientôt être utilisé par l’équipe World Tour Picnic PostNL lors des courses, une technologie déjà éprouvée en MotoGP et en ski de randonnée.
Au-delà de ces innovations majeures, Van Rysel a également présenté un casque aérodynamique RC-R développé en collaboration avec Swiss Side. Ce casque se distingue par son approche pragmatique : il offre des performances aérodynamiques comparables à celles des modèles spécialisés, sans nécessiter l’achat d’un casque supplémentaire pour le contre-la-montre. Une solution particulièrement intéressante pour les jeunes coureurs ou ceux disposant de budgets limités.
L’intégration de lumières directement dans le cadre du FTP2 illustre également la tendance à l’intégration intelligente, bien que l’utilité de certaines fonctionnalités, comme le réglage à distance des lacets de chaussures via des commandes au guidon, puisse sembler discutable. Van Rysel, comme d’autres marques, semble explorer les possibilités offertes par l’électronique, parfois au-delà des besoins réels des cyclistes.
La question de la réglementation des vélos électriques reste au cœur des préoccupations des constructeurs. La limite de 25 km/h (15.5 mph) imposée dans de nombreux pays semble de plus en plus restrictive, notamment pour les vélos de route, où une sortie en groupe peut déjà atteindre une moyenne de 30 km/h (18.6 mph). Van Rysel, avec le FTP2, montre sa volonté de repousser les limites et de trouver des solutions pour contourner ces restrictions, une démarche qui pourrait bien redéfinir l’avenir de l’assistance électrique dans le monde du cyclisme.
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